Chiens errants : un amendement adopté au Sénat
Le texte autorisant l'abattage de chiens errants dans les outre-mer doit encore être examiné en commission mixte paritaire le 16 juillet
Le Sénat a adopté, le 2 juillet, un amendement au projet de loi " protection et souveraineté agricoles " autorisant, sous conditions, l'abattage de chiens errants dans les territoires ultramarins tels que la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et Mayotte. Le texte permet aux préfets d'ordonner, pour une durée maximale de deux mois, des opérations de destruction lorsque les attaques persistent malgré des tentatives de capture.
Porté par des sénateurs du groupe socialiste, écologiste et républicain, l'amendement vise à répondre à la prédation canine qui affecte les élevages. Les auteurs défendent un cadre " strictement encadré ", avec information préalable des habitants et limitation dans le temps.
Une association de protection animale s'y oppose
Mais la mesure suscite une vive opposition. L'association Argos42, spécialisée dans la sensibilisation du grand public dans la protection des chiens et des chats, dénonce " une mise à mort collective " et appelle au retrait du dispositif lors de la commission mixte paritaire prévue le 16 juillet.
" On préfère armer des chasseurs plutôt que de financer une campagne de stérilisation ", critique son président Baptiste Praud, qui estime que " tuer ne résout rien ". L'association pointe l'absence de politiques efficaces d'identification et de stérilisation, jugées pourtant essentielles pour endiguer l'errance animale.
Alors que le texte doit encore être débattu, le sujet illustre les tensions entre impératifs agricoles et protection animale dans les territoires ultramarins.

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