Pêche : un accord signé hier
L'État, les pêcheurs et les armateurs ont signé hier un protocole d'accord mettant fin au conflit qui aura duré quinze jours.
À l'issue de la signature, le ton est à la fois soulagé et ferme chez les pêcheurs : « Nous serons vigilants. S'il y a des retours, nous monterons de nouveau au créneau, tous les pêcheurs sont d'accord » , prévient José Achille, membre actif du Papap qui a participé aux négociations.
Après cinq jours de discussions, les différentes parties sont en effet parvenu à un accord en quatorze points se basant sur les six grandes revendications des pêcheurs et armateurs. On retiendra la mise en place d'un fonds de soutien de 1 880 000 euros avant la fin du premier trimestre pour permettre le redémarrage de l'activité. S'y ajoutent 600 000 euros destinés à la modernisation de la filière. Les dettes sociales et fiscales vont également être étalées et des remises totales ou partielles seront accordées sur les pénalités et majorations.
En revanche, sur l'éradication de la pêche illégale, point pourtant central des négociations, l'article 1 du protocole d'accord reste évasif. L'État s'y engage à « mettre en place dans les plus brefs délais un plan de lutte effectif immédiat et durable » mais aucun moyen ni délai n'y sont précisés. « C'est à dessein, il y a un peu de confidentialité notamment dans les calendriers » , explique le préfet Denis Labbé qui doit envoyer au gouvernement un plan de lutte sur l'année.
Le conflit avait débuté il y a quinze jours lorsque les pêcheurs et armateurs étaient sortis prématurément d'une réunion en préfecture concernant leurs six grandes revendications. Ils avaient d'abord décidé de stopper la pêche et donc privé les étals de poissons avant de bloquer le consulat du Brésil. Ils avaient également bloqué, durant une matinée, le consulat du Suriname et manifesté devant le centre spatial à Kourou.

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