Mission Harpie : Nicolas Sarkozy enfonce le clou
Il s'est ensuite envolé dans un avion militaire vers Maripa-Soula. Puis il a regagné par hélicoptère Twenké, un village situé plus au sud, sur le Maroni. De là il a pris une pirogue pour rejoindre le village de Taluen.
Sous le carbet communautaire, devant des représentants des Amérindiens et des Bonis, Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté que l'or saisi chez les orpailleurs illégaux soit "consacré pour la forêt et les habitants de la forêt". Le président a aussi annoncé sa volonté qu'une université de la biodiversité de la forêt amazonienne voie le jour.
Dans l'après-midi, Nicolas Sarkozy a visité le commandement de la gendarmerie guyanaise, en particulier l'état-major Harpie. Dans un discours devant l'ensemble des représentants des forces de l'ordre, de l'armée et des douanes, le président a affirmé sa volonté de continuer Harpie, considérant qu'"on était sur le bon chemin". "Cet effort sera maintenu jusqu'à ce que nous jugulions ce fléau." Le président a même annoncé, "dès que l'agenda parlementaire le permettra, la création d'une infraction spécifique de transport non autorisé de produits destinés à l'orpaillage clandestin et le durcissement des peines attachées à la complicité de mine sans autorisation." Mais aucun moyen supplémentaire pour renforcer Harpie n'a été annoncé.
Ce samedi, dans la caserne de gendarmerie, en marge de la visite du président, la rumeur s'est propagée dans les rangs des gendarmes d'un règlement de comptes entre deux bandes rivales du côté de Dorlin, sur la commune de Maripa-Soula. Une source très proche du dossier indiquait ce soir que "l'information n'était pas confirmée. Les gendarmes ne sont pas encore allés sur place mais ils s'y rendront demain matin (dimanche). Selon les informations qui remontent depuis plusieurs sources, notamment du Suriname, il y aurait plusieurs morts, jusqu'à neuf."

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