L'électeur martiniquais se mobilise peu pour
les élections européennes. En 2019, le taux de participation était
de 15,22% en Martinique contre 50% dans l'Hexagone. Comment y
remédier ?
C'est vrai, mais ce n'est pas nouveau ! J'en
suis à ma quatrième élection européenne et il y a toujours eu ce
problème de participation dans les Outre-mer en général et pas
seulement en Martinique. Je crois que depuis Jo Désormeaux et
« Voici le loup », on a pensé qu'elle serait comme un
fauve qui nous dévorerait. L'Europe, c'est assez peu ou mal connu.
Et j'ai contribué, je crois, de manière très sensible, à montrer
depuis deux ans ce qu'est un député européen. On n'a jamais entendu
autant parler de l'Europe que depuis deux ans ! J'ai organisé des
colloques, des prises de parole, des interventions dans les médias
pour expliquer ce que je fais, en quoi consiste le travail d'un
parlementaire. J'ai parrainé des établissements scolaires, j'ai
accueilli des jeunes en Europe, aux frais du Parlement.
Aujourd'hui, il est important d'alerter nos compatriotes sur les
enjeux de ces élections car ils sont vitaux pour nous les
Outre-mer.
En quoi sont-ils vitaux ?
L'Union européenne s'est construite il y a
plus de 70 ans avec une idée simple, préserver la paix après la
Seconde Guerre mondiale. Globalement, on y arrivait. Depuis deux
ans, il y a l'agression de la Russie contre l'Ukraine qui a fait
revenir la guerre en Europe. Deuxième chose, nous avons aujourd'hui
deux visions radicales de l'Europe. Il y a celle d'une Europe
humaniste, puissante et sociale. Et il y a celle préconisée par les
extrêmes qui veulent un retour des Nations, ils étaient partisans
du Brexit, ils ne votent rien au Parlement, ils veulent le
protectionnisme,...
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters