Mario Léonço : « Rémire-Montjoly manque de foncier »
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Mario Léonço : « Rémire-Montjoly manque de foncier »

Propos recueillis par Minos
Mario Léonço, délégué aux infrastructures sportives et compétitions de Rémire-Montjoly, fait le point sur les projets en cours dans la commune.
Mario Léonço, délégué aux infrastructures sportives et compétitions de Rémire-Montjoly, fait le point sur les projets en cours dans la commune.

Délégué aux infrastructures sportives et compétitions à Rémire-Montjoly, Mario Léonço fait le point sur les chantiers en cours dans la commune.

Depuis quelques mois, plusieurs halls sont réhabilités à Rémire-Montjoly.

Mario Léonço : C’est une programmation de la municipalité pour répondre aux besoins des sportifs. Certains travaux ont pris du retard après la découverte d’amiante. Il a parfois fallu tout démolir et tout refaire, comme au hall de Llari. Cela augmente évidemment le coût de réalisation.

Ces équipements correspondent-ils aux besoins ?

De nombreuses disciplines nécessitent ce type d’investissement. Avec la pluviométrie que nous connaissons, si nous voulons que nos sportifs performent, il faut des infrastructures adaptées. Pour l’instant, nous avons Llari, le Vieux-Chemin et le Foyer rural. C’était un programme décidé en amont.

Envisagez-vous de nouvelles constructions ?

La commune dispose de peu de foncier. Les terrains privés sont nombreux et chers. Le maire négocie pour acquérir de nouvelles parcelles, mais ce n’est pas simple. Toutes disciplines confondues, nous comptons plus de 200 clubs, dont 15 de football.

Comment gérez-vous cette demande ?

Avec les ligues, nous établissons une programmation. Le samedi et le mercredi, les clubs de la commune sont prioritaires.

Où en est le dossier du stade Edmard-Lama ?

La collectivité ne peut pas être seule sur ce projet. Pour mettre l’installation aux normes de la Concacaf, il faudrait deux millions d’euros. Nous ne les avons pas. Il faut d’autres partenaires publics ou privés. Ce n’est pas seulement le terrain : il faut refaire la toiture, climatiser les vestiaires, porter l’éclairage à 1 000 lux. Ce n’est pas une petite affaire. Les clubs de R1 peuvent jouer dans l’état actuel, mais pour la Concacaf c’est hors normes. Nous ne pouvons pas assumer seuls des dépenses régionales, même si nous l’aurions voulu. Il faut penser au contribuable montjolien. Déjà, pour l’entretien courant, cela représente plus d’un million toutes charges comprises, et je salue les agents qui effectuent beaucoup d’heures supplémentaires.

Et le terrain du Vieux-Chemin ?

Nous l’entretenons, mais ce n’est pas une priorité. Ce sera peut-être pour la prochaine mandature.

Le stade Dorlipo est aussi concerné ?

Oui, il est prévu d’y construire un hall pour le handball et le futsal, ainsi que de déplacer le boulodrome. Les boulistes étaient sceptiques, mais le prochain sera plus grand, avec toutes les commodités, et pas trop éloigné de l’actuel.

Les projets concernent surtout les bourgs. Qu’en est-il des quartiers comme Attila-Cabassou ?

Comme je le disais, le problème reste le foncier, souvent privé. À Attila, un projet de plateau sportif est prévu, lié à la construction d’une école primaire. Nous remettrons également le terrain de Don Bosco aux normes et nous allons couvrir le terrain de basket du Foyer rural.

Quel est le budget global ?

Près de trois millions d’euros, plus un million déjà programmé. Mais les sportifs représentent l’image de la commune.

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