Un Stephenson qui sait écrire, ce n'est une
surprise pour personne. Quelle éducation avez-vous reçue auprès de
votre père, le dramaturge et poète Elie Stephenson ?
Mon père avait un bureau avec une immense
bibliothèque. Il nous a toujours mis des bouquins dans les pattes.
Mais ce n'était pas Oui-oui va à la plage. Nous lisions Angela
Davis, Cheikh Anta Diop, la biographie de Che Guevara, de Marcus
Garvey et puis Damas évidemment. Il nous emmenait partout avec lui,
dans ses meetings et réunions politiques. J'ai vu Christiane
Taubira, Georges Othily venir échanger avec mon père.
Le virus de la politique, dès le plus jeune
âge. Pourtant, quand vous revenez en Guyane en 1996, vous
choisissez le secteur privé. Quand est-ce que vous avez mis le pied
à l'étrier ?
C'est par l'intermédiaire de Chantal
Berthelot. Je rencontre le milieu agricole et je décide de les
aider lors de l'élection de l'an 2000. Il s'agit du Grage de
Patrick Labranche, d'Albéric Benth. On gagne les élections dans les
urnes mais on les perd lors du troisième tour à la Chambre. J'ai
reçu une bonne leçon ce jour-là. Puis Chantal Berthelot, qui est la
tante de mon épouse, décide de partir aux législatives en 2022. Je
vais la soutenir. Je serai son attaché parlementaire, jusqu'à un
clash. Elle décide de voter la réforme constitutionnelle de Sarkozy
pour laquelle j'étais contre.
D'où est née votre amitié avec Jean-Paul
Fereira ?
Nous avons tous les deux, la pleine conscience
que notre relation constitue la réunification des deux peuples de
Guyane : les Amérindiens et les Afro-amazoniens. En dehors de la
relation humaine, politiquement et sociologiquement, elle a un
sens. Je suis des apports reçus par les Afro-amazoniens et lui de
ce qu'il a reçu des Amérindiens. Nous sommes un peuple constitué de
deux peuples....
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