Les parlementaires des outre-mer sont légitimistes et ils l'ont encore prouvé en accordant majoritairement pour leur soutien à Manuel Valls, hier lors du vote de confiance : 16 pour, 5 contre et 3 abstentions.
En tout, l'Assemblée nationale a voté la confiance au gouvernement Valls 2 par 269 voix pour, 244 contre et 53 abstentions. Valls conserve une majorité mais amputée de 37 députés (dont 32 PS) par rapport au vote de confiance du 8 avril dernier. Sur les 25 parlementaires d'outre-mer, les 16 qui ont voté la confiance sont les 12 députés du groupe socialiste : Aboubacar (Mayotte), Berthelot (la Guyanaise a confirmé son vote favorable après une erreur technique qui l'a fait apparaître non-votant), Fruteau, Bareigts, Lebreton, Orphé et Vlody (Réunion), Letchimy (Martinique), Louis-Carabin, Lurel, Jalton (Guadeloupe), Polutélé (Wallis et Futuna), les deux députés du groupe des Radicaux de gauche-Modem, Chalus (Chadeloupe) et Claireaux (Saint-Pierre et Miquelon) et deux du groupe Gauche démocratique et républicaine, Azerot (Martinique) et Serville (Guyane). Par deux fois, le 9 juillet et 10 septembre, le Premier ministre est venu lui-même rappeler ses « bons arbitrages » aux députés d'outre-mer (CICE majoré, budget en hausse). Quant aux cinq députés socialistes de la Réunion, il les avaient aussi reçus à Matignon pendant les grandes vacances. « Ce vote témoigne de l'engagement très fort du gouvernement pour ces territoires. C'est un encouragement à poursuivre et à amplifier notre action en faveur du développement tant économique que social des outre-mer » , a fait savoir le cabinet de George Pau-Langevin.
Les vote contre sont venus de l'UDI. Les deux députés calédoniens, Lagarde et Gomès, et un Polynésien, Tahaitu, ont voté contre tandis que son collègue Tuaiva, n'a pas voté. Daniel Gibbes (Saint-Martin-Saint-Barth) a voté contre, comme 198 autres députés UMP. De même, sans surprise, l'indépendantiste martiniquais Alfred Marie-Jeanne (GDR). Chez les abstentionnistes, on observe Thierry Robert (Modem), Jean-Philippe Nilor (Martinique) et Huguette Bello (Réunion) pour le groupe GDR.
FXG, à Paris
La confiance de Gabriel Serville
Le député de la 1re circonscription de Guyane, Gabriel Serville, a réaffirmé lundi dans un courrier sa confiance au Premier ministre Manuel Valls. Une confiance que le député de Guyane agrémente de quelques nuances. Celles-ci résultent principalement des nombreux appels lancés aux ministres du gouvernement afin qu'ils accordent plus d'attention à la situation de la Guyane. « Je tire la sonnette d'alarme depuis maintenant 26 mois sur des problématiques qui gangrènent une région qui ne demande qu'à développer ses potentiels » , écrit Gabriel Serville. L'élu insiste auprès de Manuel Valls au sujet de « la richesse exceptionnelle de la biodiversité » du département, mais également de « sa position géostratégique » et de sa « jeune population » . Pour le député, il s'agit « autant d'atouts qui devraient assurément faire de la Guyane une véritable locomotive de la croissance française » . Et de conclure en rappelant que « l'ensemble des Guyanais ont placé en nous leurs espoirs de voir construire une société plus juste où les ultramarins ne seraient plus les oubliés de la République » .
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