Législatives 2024. Jean-Philippe Dolor présente sa candidature, la préfecture ne l'enregistre pas
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Législatives 2024. Jean-Philippe Dolor présente sa candidature, la préfecture ne l'enregistre pas

Gérôme GUITTEAU
Karine Saïbou et Jean-Philippe Dolor se présentent au second tour dans la seconde circo
Karine Saïbou et Jean-Philippe Dolor se présentent au second tour dans la seconde circo, même si leur candidature ne rentre pas dans le cadre de l'article 162 du code électoral. • GG

Après le désistement public de Sophie Charles du second tour après être arrivée deuxième avec 25 % des voix dans la seconde circonscription, samedi, Jean-Philippe Dolor souhaite se présenter aux électeurs, samedi prochain. La préfecture a saisi le tribunal administratif.

Nous l'avions écrit dès dimanche soir (ici). Pour être qualifié au second tour des législatives, le candidat doit réaliser au moins 12,5 % des inscrits, soit 6 209 voix dans la seconde circonscription. Avec la faible participation qu'on connaît, cela n'est pas envisageable (28 %). Le législateur a donc indiqué que le second du scrutin peut se présenter quels que soient les votes reçus.

Dans ce cas, Sophie Charles avec 25 % des voix était éligible au second tour mais elle a annoncé dès dimanche son désistement.

 

Mais alors que se passe-t-il en cas de désistement du second ?

Jean-Philippe Dolor, arrivé 3e avec 1 180 voix soit 8 % du suffrage, soit 2,4 % des inscrits, se dit légitime pour se présenter. Aujourd'hui à 15 heures, il s'est présenté en préfecture pour s'inscrire.

 

 

Les services préfectoraux ont refusé d'enregistrer cette candidature et saisissent le Tribunal administratif.

Jean-Philippe Dolor aussi. Donc tout se jouera dans les trois jours qui viennent, voire demain d'après le principal intéressé.

"L'État peut se tromper. Je fais juste fonctionner l'État de droit. C'est au pouvoir judiciaire de dire le droit. Mon avocat, maître Taoumi a préparé un argumentaire et il pense que a requête est recevable. Ce n'est pas à la presse, ni à la préfecture de dire si je peux me présenter", tance celui qui une formation en droit et qui envisage même le métier d'avocat.

Il n'a pas pu s'appuyer sur une jurisprudence en sa faveur. En revanche, nous avons repéré un cas similaire au sien. C'était en 1978, dans le Val-de-Marne. Le TA avait rejeté la candidature. Le Conseil constitutionnel avait validé cette décision. Georges Marchais s'était donc retrouvé seul au second tour et avait recueilli 100 % des voix.

Qu'en fera le TA de Cayenne ? Réponse demain ou mercredi.

 

 

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