Brèves de campagne
Plus que quelques jours pour convaincre les électeurs, les débats s'enchaînent entre les 27, non les 26 candidats, puisque le député sortant de la seconde circonscription, a refusé de débattre, préférant l'action de terrain. Du coup les esprits s'échauffent et les droits de réponse pleuvent.
En douze minutes, chrono, la secrétaire général de Walwari a fait une revue d'effectif cinglante. Premières victimes : les vice-présidents de la majorité territoriale.
Elle en comptabilise quatre : Jean-Paul Fereira, numéro 1, directeur de campagne de Rudy Stephenson dont Violaine Machichi-Prost, élue territoriale est la remplaçante, Thibault Lechat-Vega, 3e VP en charge de l'Europe, entre autres, sa remplaçante Aïssatou Chambaud, 6e VP et Philippe Bouba, 5e VP en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Ce sont bien les deux vice-présidents candidats : Philippe Bouba et Thibault Lechat-Vega qui sont les plus visés.
“D'autres, anciens assistants parlementaires se sont vus député. D'autres estiment que leur seule présence incarne Jean-Luc Mélenchon. Ce mandat doit être honoré dans son entièreté. C'est un aveu d'échec anticipé”, cible l'ancienne élue municipale de Kourou.
Elle n'a pas oublié les anciens de Guyane Rassemblement (GR) qui sont trois dans la course mais un seul a perdu aux primaires et se présente quand même, Alix Madeleine.
En revanche, elle a oublié Christophe Madère, ancien du bureau directeur du Parti socialiste guyanais qui se présente. Celui-ci a été “auto-exclu du PSG” depuis, selon le mot de son secrétaire général Roland Léandre.
Elle oublie aussi que le PSG appartient à la liste d'union qui a conquis la CTG en 2021. Mirta Tani est une élue territoriale du PSG. Guyane écologie a René Monnerville aussi comme élu très très proche d'eux, un ancien de Walwari. En revanche, le parti avait coupé court aux négociations entre les deux tours.
“J'entends madame Prévôt-Madère nous dire que le Seigneur sait ce qu'il fait. J'ai envie de lui dire que le Seigneur sait remarquer les postures d'imposture. Cela suffit cette façon d'être nulle part et partout à la fois.[...] ."
La professeur d'anglais continue :"Politiquement , je suis très surprise de vos appartenances. Votre inscription idéologique, politique dans la vie publique laisse perplexe et embarrasse beaucoup d’électeurs et favorisent l'abstention. Nous devons faire preuve de clarté où cela se traduit par tous les mêmes. "
Line Létard répondait à Joëlle Prévôt-Madère, candidate divers droite selon la nuance de la préfecture, qui envisage de créer un groupe de députés ultramarins à l'Assemblée Nationale. Pour cela, il faut 15 élus sur les 22 en provenance des outre-mer. Elle accepte aussi les élus corses.
"J'ai des idées de gauche, je les assume avec force. Je serai éventuellement dans la Nupes [Nouvelle union populaire écologiste et sociale]. J'affirme très clairement que je ne pourrai pas siéger dans le même groupe d'un élu ultramarin du Front national” conclut la représentante de cette union de gauche autonomiste.
“C'est de la poudre de perlimpinpin de vouloir abroger la loi Hulot. En octobre 2017, le seul à s'opposer à cette loi Hulot c'était Gabriel Serville. Lorsque nous nous sommes rapprochés de la CTG, car cela revenait sur une compétence de la CTG même si le décret d’application pas pris, il n'y a eu aucune réponse. Un des conseillers territoriaux de la majorité était député. Il a voté contre en première lecture et s'est abstenu en deuxième lecture”, a déclaré le candidat aux législatives dans la première circonscription, investi par Peyi Guyane.
Georges Patient lui a donc répondu dans un courrier intitulé “droit de réponse” : “Première fausse affirmation : “Monsieur Serville aurait été le seul parlementaire à s'opposer à la loi Hulot.” Avec Antoine Karam, nous avions déposé plusieurs amendements lors de la première lecture devant le Sénat […] pour déroger aux règles instauraient par cette loi.”
Les deux sénateurs ont voté pour la loi Hulot munie de leurs amendements votés aux palais du Luxembourg. “Les textes de loi sont rarement identiques à l'Assemblée Nationale et au Sénat, ils peuvent parfois être opposés. C'était le cas pour la loi Hulot”, se défend l'ancien maire de Mana.
Par ailleurs, il assure que la CTG a fourni ses demandes et remarques concernant cette loi dès le 3 octobre. Il réfute donc l'intégralité des propos de Thibault LeChat-Vega.
Il n'y avait aucune accusation de notre part. Nous avons essayé de joindre plusieurs membres de la France insoumise. Certains proches de Thibault Lechat-Vega, autre candidat qui envisageait le soutien de LFI nous ont répondu, pas ceux de Philippe Bouba. Lui-même, contacté, ne nous a pas répondu.
Le document en question provient de Karine Varasse, membre du parlement de l'Union populaire et co-porte-parole LFI en Martinique d'après Aline N'guyen Van Vaï, membre du comité de soutien de Philippe Bouba.
Karine Varasse nous a effectivement envoyé un message mercredi à 16h29. Il reprend les propos contenus dans la lettre de Philippe Bouba : “Il ne s'agit aucunement d'un soutien de LFI, mais d'un engagement de candidats insoumis et/ou ayant porté le programme de l'Union Populaire lors des présidentielles, et prêt à le porter avec détermination à l'Assemblée Nationale. Je ne comprends pas la mention du nom de M. Bouba, qui n'a jamais cherché à tromper les électeurs.”
Nous avons mentionné ce dernier car il nous a envoyé directement cette affichette et qu'il y figure.
Par ailleurs, si le but était d'afficher les candidats qui ont soutenu l'union populaire au premier tour d'Avril, le document aurait pu mentionner d'autres élus qui ont parrainé et/ou appelé à voter Jean-Luc Mélenchon comme... Thibault LeChat-Vega.
L'utilisation du logo de l'Union populaire donnait un caractère officiel à l'affiche.
Comme nous l'écrivions en attaque du papier, Philippe Bouba est considéré comme le seul candidat LFI par Le Monde et la préfecture... mais pas par le comité électoral de l'Union populaire.

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