Le Suriname célèbre avec faste le cinquantenaire de son indépendance
La plus jeune nation d'Amérique du Sud à 50 ans. C'est un moment symbolique et pendant son allocution, la présidente Simons a appelé de ses vœux à "un Suriname nouveau"
Ce matin du 25 Novembre Paramaribo était réveillée à 6h00 précises par une série de coups de canon. C'étaient les traditionnels obusiers de 25 livres qui tiraient des salves, comme à l'accoutumée, pour célébrer le jour de l'indépendance. Cette année, l'occasion était toute particulière, le Suriname allait fêter ses cinquante ans d'indépendance.
Le public avait été convoqué à 10h00 pour assister au défilé des troupes. "Suriname time" oblige, la parade n'a commencé qu'après midi. Des forces armées dynamiques ont défilé, où sont apparus de nombreux personnels féminins. On aura bien observé de nouveaux équipements, de Chine et d'Inde, ainsi que sont qui ont été légués par la France : équipements balistiques, barques alu et un lot de Famas.
Une grande réception a suivi le défilé dans les jardins du palais présidentiel. Plus d'un millier de personnes étaient présentes. Les dames étaient particulièrement vêtues de leurs plus beaux atours, qui faisaient honneur aux différentes ethnies qui composent la mosaïque de peuples du Suriname. Un invité de marque était présent en la personne du Roi séculier du Ghana. Parmi les personnalités françaises présentes, le Préfet de Guyane, le président Serville, le Chef d'Etat Major et l'ambassadeur de France au Suriname, ont honoré la cérémonie de leur présence.
Manifestement très heureuse de célébrer cette cérémonie, la présidente Simons a fait une allocution remarquée. Elle a appelé au rassemblement de toutes les forces du pays pour s'unir dans l'effort qui doit être accompli dans le futur. Marquant cette date symbolique du cinquantenaire, elle a lancé un appel pour un Suriname nouveau : "La naissance de ce Suriname nouveau, c'est aujourd'hui !"
Le président français a adressé un courrier à son homologue Simons. Au-delà des félicitations de circonstances, il est intéressant qu'il appelle à ratifier la frontière : "Je forme le vœu que la ratification de l'accord frontalier puisse intervenir dans les prochaines semaines". (voir illustration)
Au moment où sa ministre de la transition écologique " réfléchit à mettre au tribunal les pays voisins de la Guyane", cette demande du président Macron, prend un sens tout particulier. En un mot, on peut dire qu'alors que les échanges diplomatiques étaient très feutrés, ils semblent céder à une nouvelle approche, plus sensible aux réalités du terrain.
Le Suriname a encore démontré aujourd'hui que, quand il dépasse ses tracas économiques quotidiens, c'est le pays champion du monde pour l'aptitude au bonheur. Souhaitons, avec la présidente Simons, une aube de renouveau pour le pays.

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