« Le maintien d'une économie de comptoir »
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« Le maintien d'une économie de comptoir »

Propos recueillis par Bernard DORDONNE
« Ce qui m'agace, c'est ces promesses d'emplois verts à chaque fois qu'un projet d'envergure concerne notre territoire » (photo d'archives)
« Ce qui m'agace, c'est ces promesses d'emplois verts à chaque fois qu'un projet d'envergure concerne notre territoire » (photo d'archives)

La position de David Riché au sujet du projet Montagne d'or est connue, il y est favorable. À l'occasion des réunions publiques qui s'enchaînent en communes, le maire de Roura bétonne sa position en indiquant que nous n'avons plus le luxe temporel de nous priver d'un tel projet.

Pourquoi vous dites que nous n'avons pas d'alternative crédible en matière d'emploi en indiquant que c'est un « principe de réalité » ?
Plus de 50% de la population a moins de 25 ans. Notre jeunesse subit un double fléau : le chômage de masse et l'absence de perspectives professionnelles. Ce projet industriel n'est pas figé. Je ne suis pas plus or qu'argent, bauxite ou bois ou encore emploi vert. Pourvu que nous puissions enfin exploiter, sous couvert de normes environnementales drastiques, nos ressources endogènes et provoquer de l'emploi. La Montagne d'or est actuellement le seul projet qui puisse opérer le premier pas d'une sortie de l'économie de comptoir dans laquelle nous sommes enlisés depuis de trop nombreuses années. L'économie guyanaise est sous perfusion d'une commande publique qui, année après année, se rétrécit dans un contexte de croissance démographique