Le thème de ce congrès est : « l'économie au service de l'émancipation » . Comment faire en sorte que l'économie soit effectivement au service de l'émancipation ?
Nous ne sommes pas dupes. Nous savons bien que ceux qui entreprennent ne le font pas par philanthropie. En revanche, les partis politiques et les élus ont le devoir de créer un environnement favorable à la création d'emplois. Pour cela, il faut réduire les procédures administratives et lancer une stratégie de grands travaux. L'État a ses responsabilités, mais la classe politique traditionnelle aussi. Face aux difficultés et à l'État qui ne veut rien lâcher, elle accepte et mène une politique au rabais. Vous reprochez aux élus de ne pas assez défendre les dossiers face à l'État, est-ce bien cela ?
Les élus se freinent car il y a un vrai problème d'aliénation. Les élus de droite râlent quand la gauche est au pouvoir à Paris mais quand la droite revient, ils se taisent. Et c'est pareil pour la gauche. On ne voit pas comment les choses peuvent changer alors que nous avons besoin d'une politique ambitieuse. Cette politique ambitieuse, pensez-vous qu'elle puisse être menée par la future collectivité territoriale ?
La collectivité telle qu'elle a été décidée ne correspond pas à ce que le MDES souhaite. Nous sommes pour une collectivité spécifique, élaborée à partir des spécificités guyanaises. Mais le MDES ira tout de même à l'élection ?
On ira. Certains s'étonnent que le MDES se présente aux élections mais nous estimons que, même quand une institution ne correspond pas à ce que nous souhaitons, le peuple doit pouvoir choisir ceux qui vont le représenter, c'est la démocratie. Ce qu'il faut surtout, c'est une alternative politique. C'est cette alternative que vous allez préparer durant ce congrès ?
L'objectif du congrès est de préparer notre offre politique. Le MDES a toujours su, très tôt, faire les bons constats, les bonnes alertes et proposer des voies. Cela a été le cas sur l'université dès 1999 ou sur le pétrole depuis 1998. Sur la question foncière, on était les seuls à dire que l'Epag était un leurre. Aujourd'hui, l'État est toujours propriétaire de 90% du foncier, ce n'est plus possible. Ce week-end, nous allons présenter le projet du MDES pour les 20 ou 30 prochaines années. Il sera discuté et soumis au vote.
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters