Un deuxième tour devant les juges
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Municipales

Un deuxième tour devant les juges

D.S-J
À la veille du premier tour des municipales, Gabriel Serville avait déposé plainte pour diffamation à l'encontre de Jean-Pierre Roumillac. Le tribunal avait uniquement statué sur la procédure ne se prononçant pas sur le dossier (voir ci-dessous).

Le tribunal correctionnel a de nouveaux été saisi d'une plainte en diffamation pour les mêmes faits par Gabriel Serville. Les propos incriminés ont été tenus le 27 février 2014 par le maire sortant, Jean-Pierre Roumillac, lors d'un débat télévisé sur la chaîne locale d'ATG.

Le tribunal a fixé la consignation de 200 euros pour que le dossier soit examiné à l'audience de ce vendredi à 14 heures.
 
 
Justice : Jean-Pierre Roumillac et Gabriel Serville dos à dos
D. St-J. Vendredi 21 mars 2014

Le tribunal était appelé hier à se prononcer sur le différend qui oppose Jean-Pierre Roumillac à Gabriel Serville sur fond de campagne électorale.
À la veille du premier tour des municipales, Gabriel Serville a déposé plainte pour diffamation à rencontre de Jean-Pierre Roumillac. Le tribunal a uniquement statué sur la procédure.
Un « face à face » devant les juges pour deux des trois candidats aux élections municipales de Matoury. Le tribunal correctionnel devait statuer hier après-midi sur la plainte déposée par le député Gabriel Serville à rencontre du maire sortant, Jean-Pierre Roumillac, pour diffamation envers un particulier commis le 27 février 2014 lors d'un débat télévisé sur la chaîne locale d'ATG. À l'appel du dossier, vers 15 heures, seul le plaignant était présent ainsi que plusieurs de ses partisans. Il était représenté par Me Lucie Louze-Donzenac qui intervenait à la demande de son avocat parisien, Me Milagou. Le prévenu, Jean-Pierre Roumillac, était absent. Il avait donné pouvoir à Me Hélène Sirder.
D'entrée, cette derrière dépose des conclusions de nullité de la citation, rappelant que pour les infractions en matière de délit de presse, « le formalisme est rigoureux » . Aussi, elle note le non-respect de la domiciliation, l'incertitude au sujet des fonctions du demandeur (député, conseiller municipal, fonctionnaire, candidat aux élections ?), l'incertitude sur les faits incriminés... Des remarques écartées par Me Louze-Donzenac. Avant que le tribunal ne se prononce sur cette demande, Gabriel Serville précise que sa domiciliation est celle de son huissier de justice à Cayenne. Il rappelle les accusations « mettant en cause son honneur et sa probité » dont il a fait l'objet. Il demande au tribunal de se pencher sur les faits « pour avoir une réponse avant le premier tour et éclairer les électeurs sur la vérité » .
Après délibérations, le tribunal reçoit l'exception de nullité soulevée par Me Hélène Sirder. La citation est annulée au seul motif que le domicile du demandeur est fixé à Matoury et non comme le veut la loi, dans la ville où se situe le tribunal.
« Une décision uniquement procédurale » qui, comme le comprend le président d'audience, ne peut satisfaire le plaignant... Gabriel Serville, « qui avait espéré enfin en finir avec ces accusations mensongères » , a annoncé qu'il déposera une nouvelle plainte pour que la justice se prononce sur le fond de l'affaire.
 
 


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