C'est Gabriel Serville, arrivé en deuxième position dimanche soir, qui conduira la nouvelle liste. (HG)
Le MDES et le Parti socialiste guyanais ont paraphé un accord dans lequel ils font une liste commune pour le deuxième tour. Le député Serville conduira cette liste qui ambitionne de provoquer un changement à la mairie.
« Une alliance de sagesse, de raison et de travail. » Les mots ne manquent pas pour qualifier l'alliance signée tard dans la nuit de lundi entre le Parti socialiste guyanais et le Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES). Gabriel Serville, en première place sur cette nouvelle liste, oublie de parler d'une alliance surprenante tant les mots ont été durs et les rendez-vous manques avant le premier tour des municipales. Jean-Victor Castor, qui avait conduit la liste MDES/Guyane Écologie/Walwari, se montre un peu moins expansif. « Nous n'avons pas l'habitude de travailler ensemble » , indique-t-il, rappelant que les deux camps n'ont eu cesse de se battre les uns contre les autres. Cette alliance, il l'estime nécessaire, en raison de « l'exigence d'alternance » , le besoin « d'oxygéner Matoury » . Pour Gabriel Serville qui, comme Castor, a longtemps ciré les bancs de l'opposition, cette alliance doit leur permettre de « tourner la page » . « Nous nous battons pour qu'il n'y ait pas de cinquantenaire de cette dynastie » , annonce Jean-Victor Castor. Jean-Pierre Roumillac a succédé en 1989 à son père Raoul, qui a été élu pour la première fois en 1965. « Ce système n'a que trop duré » , poursuit le chef de file du MDES. Il qualifie Jean-Pierre Roumillac de « tigre blessé » qui « risque de perdre beaucoup » .
« BASES IDENTIQUES »
Cette alliance pourrait être considérée comme contre-nature par certains observateurs mais elle ne l'est pas tant que ça. Tout d'abord parce que le parti aujourd'hui dirigé par Marie-José Lalsie a entretenu des relations avec le MDES. Puis, en 2004 à l'occasion des régionales, la liste conduite par Antoine Karam n'était pas loin de signer une alliance avec le MDES de Maurice Pindard. Finalement, il n'y a pas eu d'accord à la dernière minute. Hier, au moment d'annoncer ce mariage, Gabriel Serville a rappelé que les deux listes avaient fait campagne « sur des bases identiques » et poursuivent « un but commun » . Jean-Victor Castor, lui, a préféré souligner le caractère historique de cette situation. Car au-delà de l'alliance, il savoure le fait que Jean-Pierre Roumillac ait été mis en ballottage. Une première pour le maire sortant...
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