Patrimoine et mémoire : les archives territoriales déroulent leur programmation culturelle
Pendant deux mois, la Maison des cultures et des mémoires de Guyane accueille conférences et ateliers autour du patrimoine historique du territoire
Patrimoine, histoire de l'esclavage et mémoire des populations déplacées seront au cœur des rendez-vous proposés par les Archives territoriales de Guyane, entre mai et juin, à la Maison des cultures et des mémoires de Guyane (MCMG), à Rémire-Montjoly.
La programmation culturelle se poursuit avec une série de conférences ouvertes à tous, mais aussi une exposition et un atelier de généalogie, dans une volonté affirmée de rendre l'histoire accessible au plus grand nombre.
Pendant deux mois, le public pourra découvrir l'exposition " La mémoire des esclaves" inscrite au patrimoine mondial, consacrée aux registres nominatifs d'esclaves conservés par les Archives territoriales. Ces documents, précieux pour la recherche historique comme pour les démarches personnelles, éclairent les parcours d'hommes et de femmes longtemps restés dans l'ombre.
Un atelier de généalogie
Plusieurs conférences viendront compléter cette immersion dans l'histoire guyanaise. Le mercredi 13 mai, s'ouvrira par une rencontre généalogique de 9h à 10h, animée par Hetty Couëta, passionnée de généalogie. Intitulée " De l'Afrique à Sinnamary : Antoine Coëta (Coëta Golot), un Yolof pour la France ", cette intervention proposera un parcours à travers l'histoire familiale et les traces laissées par les ancêtres. À 10h, Lydie Ho Fong Choy Choucoutou, professeure d'histoire-géographie, interviendra sur l'esclavage en Guyane entre 1652 et 1848.
Le mercredi 27 mai, Juliana Chocho abordera la question des expropriés de Kourou et Sinnamary dans le cadre du cycle Sigré Listwè nou péyi.
Le jeudi 28 mai, le doctorant Debenscer Edouard proposera une conférence sur la justice pénale appliquée aux esclaves en Guyane entre 1704 et 1848.
Enfin, le mercredi 3 juin, l'archiviste Boris Lama reviendra sur les mouvements politiques guyanais de l'Union des étudiants guyanais à l'Union du peuple guyanais : la révolte de la génération silencieuse (1949-1968).
Un atelier collectif de généalogie est également prévu le mardi 9 juin, de 9h à 11h. Animé par le généalogiste professionnel Nicolas Cossé, il proposera une initiation à la recherche familiale à partir des fonds disponibles : état civil, tables de succession, registres terriers ou encore archives liées à l'esclavage. Le nombre de participants est limité à douze, sur inscription.
Toutes les conférences se tiendront à l'auditorium de la MCMG. Elles sont gratuites, sans inscription, et accessibles à tous les publics. Les horaires sont consultables sur le Facebook des archives territoriales.

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