C'était un « moment historique pour la
Guyane » , se sont félicités le président de la Collectivité
territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre, et son 6e
vice-président François Ringuet. Unis contre le gouvernement qu'ils
accusent d'avoir fait voter « une loi scélérate » . Élus de la
majorité et de l'opposition font désormais front commun. Et
refusent en bloc, après une longue concertation organisée lundi, de
voter le budget 2017. En déplacement à Lyon, le chef de file de
l'opposition Alain Tien-Liong a tenu à apporter son soutien à
Rodolphe Alexandre en participant à la visio conférence d'hier
matin. Les deux hommes ont d'ailleurs semblé plus soudés que
jamais. Leur cheval de bataille ? Le transfert de l'octroi de mer
aux communes pour lequel les deux hommes se sont battus, comme
d'autres avant eux, et ont obtenu gain de cause. Le président de la
CTG y voit là « la réparation d'une injustice historique » . Mais
s'offusque de « la mécanique budgétaire. » Dès cette année, 9
millions d'euros seront versés aux 22 communes de Guyane, sans
compensation pour la CTG. Une perte sèche qui créera directement le
déséquilibre du budget de la Collectivité. En 2018, ce sont 18
millions d'euros qui seront transférés aux communes, avec
compensation cette fois. Mais quid des années suivantes : 27
millions seront alloués aux communes « sans compensation pour la
CTG » , assure Rodolphe Alexandre. Particulièrement véhément, le
président de la Collectivité prévient que « la CTG va ester en
justice contre l'État et exercer un recours contentieux pour
inconstitutionnalité...
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