Michel-Ange Jérémie : "Démystifier l'idée que le maire est dans sa tour d'ivoire"
Le président de l'Association des maires de Guyane explique pourquoi il tient à ce rendez-vous qui se tient les 19 et 20 septembre
Qu'attendent les maires d'un rendez-vous comme celui-ci ?
C'est un événement pour les maires, mais aussi pour l'ensemble de la Guyane. C'est un carrefour d'échanges, un espace de dialogue et d'innovation. Ça nous permet de voir certaines opportunités à saisir et de voir les enjeux à relever pour le territoire.
C'est la 2e année que vous organisez cela. Qu'y a-t-il de nouveau en 2025 ?
Les maires ont la chance de pouvoir vivre le Salon des maires en France hexagonale. On voulait en faire un adapté à nos réalités et nos besoins. Ça nous permet de faire des rencontres, de signer des conventions avec différentes instances, le tout pour une meilleure prise en compte de nos réalités.
Quels sont les enjeux actuels les plus importants pour les maires de Guyane ?
Le salon permet de mettre en lumière des problématiques. Nous avons été interpellés par la FRBTP sur la crise de la commande publique. Nous avons eu une discussion avec eux, on essaie de trouver des solutions ensemble. La semaine prochaine, nous allons signer une charte d'engagement pour réduire les délais de paiement et mettre en place le Haut conseil de la commande publique.
On voit des conférences, des ateliers. Pourquoi les Guyanais devraient s'intéresser à cet événement ?
C'est un salon d'échange entre partenaires et élus. Mais c'est aussi la population qui peut venir à la rencontre des maires. Samedi, j'ai été interpellé par des administrés d'Apatou. Ce sont des gens que je n'ai pas l'occasion de voir au quotidien. On peut vulgariser et démystifier l'idée que le maire est dans sa tour d'ivoire et qu'il serait injoignable. On montre qu'on est présent.
In fine, quelles seront les conclusions de ces deux jours ?
Jeudi, nous avons eu une conférence avec les maires. Ça nous a permis de préparer des motions. Nous formulons notre désaccord sur les méthodes de recensement. On demande à l'Etat que l'on puisse avoir une procédure contradictoire. Nous avons pris aussi une motion pour que l'on obtienne la manne financière promise par les Accords de Guyane de 2017 afin que l'on puisse construire des écoles dans le premier degré. On s'engage aussi pour la route du fleuve le long du Maroni. La machine est en marche

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