Enseignement : un débrayage contre l'affectation de professeurs du secondaire vers l'Hexagone
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Enseignement : un débrayage contre l'affectation de professeurs du secondaire vers l'Hexagone

Oriane REALLE ; o.realle@agmedias.fr
Un débrayage est prévu par le Steg-UTG, jeudi 30 avril à 7h30 devant le lycée Michotte.
Un débrayage est prévu par le Steg-UTG, jeudi 30 avril à 7h30 devant le lycée Michotte. • (RÉPUBLIQUE)

Une douzaine d'enseignants guyanais du secondaire devraient être mutés dans l'Hexagone pour la rentrée 2026

Le Steg-UTG appelle à un débrayage jeudi 30 avril au lycée professionnel Jean-Marie Michotte, à Cayenne, pour dénoncer le départ imposé de plusieurs enseignants néo-titulaires du territoire vers l'Hexagone.

Selon le syndicat, " une douzaine de stagiaires viennent de terminer leur année et vont être titularisés. Ils sont obligés de faire un mouvement, de quitter leur poste. De manière forcée, le ministère a décidé de les affecter en Bretagne, à Versailles ou encore à Grenoble ", explique Bruno Niederckorn, représentant du Steg-UTG.

Un non-sens pour le territoire

Pour le syndicat, ces départs vont à l'encontre des besoins locaux. La Collectivité Territoriale de Guyane prévoit la construction de douze établissements du secondaire dans les cinq prochaines années, impliquant le recrutement de centaines d'enseignants. " On les envoie et en remplacement, on va devoir prendre des contractuels ou faire venir des professeurs depuis l'Hexagone alors qu'on les avait déjà sur place. C'est totalement absurde ", dénonce le représentant.

Professeur de génie industriel au lycée Jean-Marie Michotte, Reginald Joseph est directement concerné. Major de son concours, il souligne : " j'ai fini au rang 1 au niveau national. Quand vous êtes au rang 1, normalement, vous avez une facilité d'affectation ". Pourtant, une mutation en Bretagne lui est proposée.

" On connaît le territoire et son public"

Il insiste sur son attachement au territoire : " nous, on passe le concours dans l'optique de rester dans le département. On est formés par le rectorat de Guyane, on connaît les spécificités, le terrain, le public également ", évoquant aussi " les centres d'intérêt matériels et moraux " pris en compte dans le système de points, comme la situation familiale.

Face à cette situation, sa position est claire : " j'ai passé le concours dans l'optique de rester sur le territoire mais si je n'en ai pas la possibilité, je démissionnerai de l'Éducation nationale ".

Le syndicat indique par ailleurs que le rectorat partage cette préoccupation. " Ils sont sur la même longueur d'onde et n'ont pas envie de perdre ces professeurs ", assure Bruno Niederckorn, évoquant des discussions en cours avec le ministère pour réviser les dossiers.

Le débrayage doit durer une heure, jusqu'à 8h30, avant une réunion des enseignants pour décider de la suite du mouvement. 

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