Cayenne : le MDES marche pour l'émancipation de la Guyane
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Cayenne : le MDES marche pour l'émancipation de la Guyane

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr

Nos photos de la marche pour l'émancipation au départ de la place Shoelcher, à Cayenne © GT

Maurice Pindard, cadre du MDES mène la marche avec son mégaphone

"Une école Guyanaise" ; "Eau empoisonnée, ARS coupable" parmi les banderoles sorties.

Les militants se sont arrêtés devant le Fort Cépérou et ont rendu hommage au "Petit Guerrier" Alexis Tiouka

Les militants se sont arrêtés devant le Fort Cépérou et ont rendu hommage au "Petit Guerrier" Alexis Tiouka

La marche s'est poursuivie sur la rue Lallouette jusqu'à la place des Amandiers

Le parti politique a rassemblé plus d'une centaine de personnes dans Cayenne ce 25 octobre

Le Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES) a organisé ce samedi, à 16 h 30, la 2e marche "pou lémansipasyon." Les membres du parti politique se sont rassemblés sur la place Schoelcher, qu'ils dénomment d'ailleurs "place de la communauté de Destin."

"Une école Guyanaise" ; "Eau empoisonnée, ARS coupable" parmi les banderoles sorties.

"C'est important d'être là parce que la Guyane, c'est notre pays. C’est notre responsabilité de la développer et de l’organiser comme on le veut", s'exclame Jean-Pierre Labuthie, militant du MDES. "On parle d’émancipation en toute dimension. D’abord l'émancipation politique : on veut vivre dans un pays libre et souverain. On demande aux Guyanais de nous rejoindre, et de continuer à marcher jusqu'au bout."

"Nous pouvons nous gouverner"

Plus d'une centaine de personnes étaient sur place. Maurice Pindard, l'un des cadres du mouvement, donne le rythme avec son mégaphone. À l'avant de la marche, on retrouve Éline Grand-Émile, remplaçante du député Jean-Victor Castor : "On voit l’accélération de la déchéance de la France. Les gouvernants ne respectent pas leurs engagements auprès de leur peuple et encore moins vis-à-vis des peuples des anciennes colonies. Nous pouvons nous gouverner parce que nous avons intérêt à le faire pour nous-mêmes et pour nos enfants."

Les militants se sont arrêtés devant le Fort Cépérou et ont rendu hommage au "Petit Guerrier" Alexis Tiouka

Dominique Montet, une autre militante du MDES tenait aussi à être sur place : "En tant que peuple, nous avons le droit de vouloir s'autogérer. L’émancipation fait partie de nos droits fondamentaux. C’est pour nous le fait d’être libre et de décider pour soi. Ensuite, politiquement, c'est aller vers l’indépendance."

Une pause devant le Fort Cépérou

D'autres organisations sont représentées comme l'Union des travailleurs guyanais (UTG). Le Collectif local des associations citoyennes tient sa propre banderole : "Les associations sont des lieux qui donnent du pouvoir d’agir. Elles donnent du pouvoir d’avoir accès à la culture, de connaitre ses droits, de comprendre la politique… En ce sens, ce sont des lieux d’émancipation", explique Laetitia membre de ce collectif, avant de poursuivre : "Les associations sont en danger. Dans un projet d’émancipation de la Guyane, il serait bien qu'elles puissent reprendre ce rôle de donner du pouvoir d’agir à tous et toutes."

 

Après s'être arrêtés devant le fort Cépérou, le temps de rendre hommage au Petit Guerrier, Alexis Tiouka, les militants ont marché jusqu'à la place des Amandiers, rebaptisée place Auguste Horth.

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