Alexis Tiouka, l'un des premiers juristes du droit autochtone a tiré sa révérence
Hommage

Alexis Tiouka, l'un des premiers juristes du droit autochtone a tiré sa révérence

La rédaction
Alexis Tiouka était le premier amérindien à se présenter à une élection à l'échelle européenne
Alexis Tiouka était le premier amérindien à se présenter à une élection à l'échelle européenne • KV

Alexis Tiouka s'en est allé ce lundi,  à l'âge de 64 ans. 

C'est une triste nouvelle qu'a publiée Guyane la 1ère, ce lundi matin : le décès d'Alexis Tiouka.

Le "Petit guerrier", éminent spécialiste du droit autochtone, farouche défenseur de la culture Kali'na, amoureux de la Guyane a succombé à une longue maladie, à Montpellier.

 

 

Loin de sa terre, qu'il a parcourue au gré de ses divers engagements professionnels comme urbaniste : Papaïchton, Camopi, Awala-Yallimapo sa commune, l'île de Cayenne et le village Sainte-Rose de Lima.

C'est un héritage important qu'il laisse, au-delà de ses livres et préfaces, il a élaboré une méthode afin d'asseoir la justice et les droits des peuples opprimés dont les terres ont été spoliées.

Il était l'un des fondateurs de la Fédération des Organisations Amérindiennes de Guyane. Il était devenu, sur le tard, un joueur émérite de Sanpula.

Moetai Brotherson et Alexis Tiouka
Moetai Brotherson, président de la Polynésie et Alexis Tiouka discutaient souvent lors de la rentrée politique des députés ultramarins en janvier dernier. • GG

 

Une figure centrale de la lutte autochtone.

"Représentant avec ferveur les Amérindiens de Guyane française, son influence a été cruciale lors des débats sur les droits des peuples autochtones à l'ONU dans les années 1990-2000. Sa voix puissante a contribué à l'avancement des droits des peuples autochtones sur la scène mondiale", rappelle-t-on, sur le net.

"C'était un ami. Il m'avait accordé sa confiance. C'était une figure centrale de la lutte autochtone. Il avait une grande humanité, une grande curiosité. Il aimait les gens. Il aimait être surpris. Il avait des amis partout en Guyane. Il a travaillé sur ses projets jusqu'au bout, dont celui de l'évolution statutaire," confie Hélène Ferrarini avec qui il avait écrit Petit guerrier pour la paix, aux éditions Ibis rouge.

 

 

La rédaction de France-Guyane présente ses plus sincères condoléances à la famille et à ses proches.

 

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