Ce soir, je whine avec Léa
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Ce soir, je whine avec Léa

Nahomie PERIGNY, n.perigny@agmedias.fr
On se met en position pour « wind up the window »
On se met en position pour « wind up the window » • O.E

Portée par l'effervescence autour de la nouvelle reine du dancehall, Bamby, France-Guyane s'est glissé le temps d'une soirée dans un cours de danse animé par Léa, une professeure qui cartonne sur les réseaux sociaux

Le rendez-vous est donné au Break Club, mercredi 8 avril à 19h30.

Au programme : female dancehall. Sur place, des femmes de tous âges, habituées à l'exercice, se mettent en condition. De mon côté, c'est avec une certaine appréhension que j'essaie de délier mes hanches pour affronter une heure trente de danse.

Une souplesse approximative

Comme pour toute activité physique, Léa commence par un échauffement.

Les premiers mouvements restent accessibles, jusqu'à ce que les exercices se compliquent, lorsqu'il faut tendre la jambe gauche loin derrière, tout en gardant la droite fléchie.

On enchaîne avec une deuxième position bien connue des danseuses classiques, avec une contrainte supplémentaire : descendre le plus bas possible et tenir.

Si le visage des habituées reste impassible, le mien trahit clairement l'effort. Seul réconfort : une playlist bien de chez nous, entre dancehall et bouyon.

Après une dizaine de minutes d'échauffement, qui en paraissent une heure, place au lâcher-prise. « On se met en cercle, je vous donne un temps sur quatre temps et chacune doit proposer un mouvement que l'on reproduira toutes », lance Léa.

Tour à tour, les participantes jouent le jeu. D'abord timides, elles se laissent porter par le rythme. Un mouvement sensuel par-ci, un whine par-là. Arrive mon tour.

Malgré un tempo un peu approximatif, je me lance dans un pas inspiré des classiques de Sean Paul, mêlant bras et jambes en décalé.

Mo Konèt whiner

Puis viennent les choses sérieuses : ce soir, on se concentre sur le whine.

« C'est simple, vous descendez le dos droit, les mains à plat sur les cuisses, orientées vers l'extérieur, et vous faites un mouvement de hanche comme si vous remontiez à la main une fenêtre de voiture », explique Léa.

Une référence directe à l'origine de l'expression « wind up the window  ». La professeure nous montre le mouvement avec une facilité déconcertante. Place à la pratique. Avec plus de difficulté qu'il n'en faut pour remonter une vitre de voiture, je m'y essaie.

Moi qui pensais maîtriser le whine, je réalise vite que ma posture manque de précision.

À force de concentration, j'enchaîne quelques mouvements corrects.

Le cours se termine par une chorégraphie en trois parties sur un morceau de Vybz Kartel.

Coordination, déplacements, rythme : tout s'enchaîne. D'abord raide et hésitante, je finis par me laisser porter par l'ambiance et la musique, avec quelques mouvements de hanche plus ou moins maîtrisés.

Au final, une chose est sûre : désormais, je peux le dire... mo konèt whiner.

Mon expression faciale trahie la difficulté du mouvement.
Mon expression faciale trahie la difficulté du mouvement. • O.E
Léa apprend une chorégraphie à la fin du cours.
Léa apprend une chorégraphie à la fin du cours. • O.E
Léa nous montre la position adéquate pour un whine de qualité.
Léa nous montre la position adéquate pour un whine de qualité. • O.E

Des cours deux fois par semaine

Léa donne des cours de female dancehall au Break Club depuis le mois de septembre, tous les lundis et mercredis, de 19 h 30 à 21h.

Les cours à l'unité sont proposés à partir de 12 euros. Pour les formules mensuelles ou annuelles, il est possible de la contacter directement via son compte Instagram, Léa.rlrt.

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