Afro, dreadlocks : l'Assemblée nationale interdit la discrimination capillaire
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Afro, dreadlocks : l'Assemblée nationale interdit la discrimination capillaire

Julien Sartre
Les députés Olivier Serva (Liot) et Fanta Berete (Renaissance) à l'Assemblée nationale, à Paris, jeudi 28 mars.
Les députés Olivier Serva (Liot) et Fanta Berete (Renaissance) à l'Assemblée nationale, à Paris, jeudi 28 mars. • JS/PHOTO FRAZNCE-ANTILLES

Les députés ont adopté, ce jeudi, une proposition de loi du député guadeloupéen Olivier Serva visant « à reconnaître et à sanctionner la discrimination capillaire ». Les discriminations racistes dont sont victimes beaucoup de personnes aux cheveux crépus étaient au cœur des débats. Le texte n'est pas que symbolique mais doit maintenant être voté par le Sénat pour être applicable.

«Le cheveu est politique ! » Avec cette formule, répétée à de nombreuses reprises par les députés de gauche dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, les élus ont voulu marquer les esprits. « Les cheveux sont politiques et les discriminations capillaires, une réalité. Lutter contre les discriminations sous toutes leurs formes devrait tous nous mettre d'accord, s'indignait ainsi, en séance la députée (socialiste) Fatiha Keloua Hachi. Les standards de beauté sont racialisés, issus de notre histoire coloniale et de l'esclavage. Il est temps de reconnaître que la discrimination capillaire est une réalité quotidienne pour des millions de femmes, qui les oblige à dépenser des centaines d'euros dans des produits de défrisages toxiques, à s'infliger des traitements qui augmentent les risques de cancer ! »

Il ne mentionne pas directement...

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