40 ans après Duvalier : Haïti face à ses fantômes
Le 7 février 1986, Jean-Claude Duvalier fuyait Haïti. Quarante ans plus tard, entre violences, amnésie et tentatives de réécriture de l'histoire, chercheurs, écrivains et artistes s'emploient à rappeler ce que fut réellement le duvaliérisme.
Début février 1986. Depuis plusieurs jours en Haïti, les médias pressentent une fin de règne. L'air est chargé d'une tension crépusculaire. Ce vendredi 7 février, Jean-Claude Duvalier dit Bébé Doc, quitte le pays avec son épouse Michèle Bennett-Duvalier. Direction la France. La scène, filmée, marquera durablement les esprits : une voiture conduite par son époux, lancée à vive allure vers l'aéroport de Port-au-Prince, frôlant une foule vociférante ; Michèle Bennett, cigarette fumante à la main, élégante jusqu'à l'indécence, visage fermé, crispé. Le régime qui s'effondre alors est l'héritier direct de celui instauré par François Duvalier surnommé Papa Doc, arrivé au pouvoir dès 1957, autoproclamé président à vie. Trois décennies de dictature, de sentences sans procès, exécutions publiques, crimes, intimidation. Des plaies de l'histoire que la chute de 1986 n'a pas refermées.
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En France, le couple Duvalier accorde une interview à une chaîne...

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