Grande distribution : bouclier qualité prix, où es-tu ?
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CONSOMMATION

Grande distribution : bouclier qualité prix, où es-tu ?

Samuel REFFE & Marlene CLEOMA

Malgré la mise en place d’un dispositif gouvernemental pour éviter les disparités, de larges écarts de prix entre l’hexagone et la Guyane sur les mêmes produits alimentaires sont toujours constatés. L’Observatoire des marges et des prix souhaite angler les discussions sur l’import et les taxes pour le prochain bouclier qualité prix, dont la liste des produits éligibles n’a pas été revue depuis deux ans.

 Le coût de l’importation et les taxes imposées aux distributeurs ne cessent de faire grimper les prix à la consommation. Nous nous sommes rendus dans deux hypermarchés d’enseignes de la grande distribution. Ces dernières ont pris part au bouclier qualité prix, dispositif instauré par la loi du 20 novembre 2012 relative à la régulation économique outre-mer, dite loi « Lurel ». Il vise à modérer les prix d’une liste de produits sur proposition des associations de consommateurs. Le dernier BQP a été édicté en 2019 et s’étire sur 80 lignes.

Après sélection, une vingtaine de produits figurait sur notre liste de courses, la plupart étant considérés comme « de première nécessité ». Nous avons relevé leurs prix en Guyane, sans prendre en considération leurs marques, avant de les comparer à ceux pratiqués dans les drives de ces mêmes grandes enseignes dans l’hexagone. Sur les sites de ces deux hyper-marchés, lorsqu’on fait ses courses en ligne, les prix exposés sont les mêmes que ceux étiquetés dans les rayons.

Ces deux paniers peuvent constituer un exemple parmi tant d’autres de la liste des achats classiques d’un ménage. En 2016, l’INSEE s’était employé à comparer avec un échantillon de produits plus large la différence des prix appliqués aux produits alimentaires entre les DOM-TOM et l’hexagone. La Guyane figurait alors sur la deuxième place du podium des différences de prix constatées les plus importantes. Des produits alimentaires 34% plus chers en moyenne. Trois ans plus tard, l’institut national de la consommation confirmait