Violences conjugales : comment réagir ?
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
LE DOSSIER

Violences conjugales : comment réagir ?

Samuel ZRALOS & Patrick LINGIBE
En Guyane comme ailleurs, les violences conjugales et leurs conséquences, les féminicides au premier rang, sont un phénomène d'une terrible banalité.
En Guyane comme ailleurs, les violences conjugales et leurs conséquences, les féminicides au premier rang, sont un phénomène d'une terrible banalité. • (PHOTOS : SHUTTERSTOCK)

En cas de violences au sein d'un foyer, il peut être extrêmement difficile de réagir, d'autant plus quand des enfants sont présents. Des possibilités d'aides existent pourtant sur le territoire guyanais. (Ce dossier est extrait de notre hebdo numérique du 11 décembre)

 En Guyane comme ailleurs, les violences conjugales et leurs conséquences, les féminicides au premier rang, sont un phénomène d'une terrible banalité. Il est très complexe d'obtenir des chiffres précis (voir encadré) mais les spécialistes s'accordent à dire que le territoire est l'un des plus touchés de France.

Pour tenter de se prémunir, les acteurs de la question rappellent qu'avant même l'apparition de coups ou de menaces, des signes peuvent alerter sur un danger. Le « violentomètre », outil disponible gratuitement sur Internet, permet par exemple de mesurer la toxicité potentielle dans votre couple. Il ne s'agit que d'une indication, puisque l'échelle est différente en fonction du vécu de chacun. « Les paroles sexistes peuvent être prémisses d'actes violents », explique par exemple Katia Branlard, du CCAS de Saint-Laurent.

« Il y a des signes qui peuvent alerter, sur le contrôle, l'impulsivité, l'isolement social. Le terreau des violences commence par des violences psychologiques (humiliation, rabaissement, etc.) » renchérit Aurélie Sisoix, psychologue à l'Arbre Fromager, lieu d'accompagnement pour les femmes battues en Guyane.

Prêter attention à ces éléments se révèle d'autant plus utile qu'ils peuvent « passer inaperçu et continuer », jusqu'à la violence physique ou l'emprise, avec contrôle de l'argent ou de l'environnement social, par exemple.
En parler autour de soi

Quand les attaques se font violentes, Katia Branlard conseille de « trouver quelqu'un pour aider » et insiste sur l'importance de la parole. Même si vous avez honte ou peur, « l'idéal c'est...

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger