L'eurodéputée guadeloupéenne Maxette Pirbakas recherchée pour détournements de fonds
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L'eurodéputée guadeloupéenne Maxette Pirbakas recherchée pour détournements de fonds

Rédaction web

Selon les informations de nos confrères de Mediapart, Maxette Pirbakas ne répond pas aux convocations de la justice, concernant un montant important de dépenses non justifiées.

Dans un article publié ce mercredi (24 avril), le site Mediapart met en lumière, des accusations à l'encontre de Maxette Pirbakas.

Près de 57 000 euros de dépenses non justifiées

La députée européenne du Rassemblement national, est soupçonnée d'avoir détourné à son profit entre 2017 et 2019 près de 57 000 euros des caisses de l’antenne guadeloupéenne de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA),  quand elle dirigeait la section de Guadeloupe du premier syndicat agricole français.

Après un courrier anonyme en 2021, les enquêteurs auraient retracé des mouvements suspects sur les comptes de la FDSEA de Guadeloupe, pendant les années de présidence de Maxette Pirbakas, qui était alors à la tête d’une exploitation de canne à sucre et de bananes dans le nord de l’île de Grande-Terre.

D'importants retraits en espèces (22 600 euros), sans justificatifs, ainsi que des achats de billets d’avion, de vêtements, des soins de cosmétique sans lien apparent avec les activités du syndicat.

Des procès-verbaux du syndicat, sur lesquels apparaissent des signatures douteuses, auraient été retrouvés.

Les gendarmes et magistrats n'auraient eu aucune réponse de Maxette Pirbakas en se rendant à ses domiciles des Abymes et Petit-Canal. Même constat après des tentatives par email. Son avocat aurait également indiqué ne pas parvenir à joindre sa cliente.

"Vengeance personnelle" et "racontars"

C'est finalement via le réseau social X (anciennement Twitter) que l'Eurodéputée a réagi indiquant avoir été "gravement salie dans les colonnes de Médiapart." Elle estime que le média "a écrit son article sous la dictée du Parquet, dont il tire l'essentiel de ses informations. Cette offensive extra-judiciaire est motivée par le dépit du parquet qui, ne disposant pas de mon adresse courriel, n'a pas pu me convoquer avant les élections européennes du 9 juin. [...] Je rejette avec force les accusations contenues dans l'article, qui sont un mélange de vengeance personnelle de la part du parquet, d'accusations sans fondements que je n'aurai aucune difficulté à démonter, et de racontars émanant d'anciens proches déçus. " 

 

 

 

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