Le procès en appel de Serge Romney renvoyé pour la 4e fois
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JUSTICE

Le procès en appel de Serge Romney renvoyé pour la 4e fois

Gaëtan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
En février dernier, alors que l'affaire devait déjà passer, des manifestants avaient montré leur soutien à Serge Romney devant la cour d'appel. 
En février dernier, alors que l'affaire devait déjà passer, des manifestants avaient montré leur soutien à Serge Romney devant la cour d'appel.  • R.A.

En cause cette fois, la surcharge des affaires à la cour d'appel ce matin... Le syndicaliste avait forcé un barrage policier lors d'une manifestation contre la vaccination obligatoire sur le pont du Larivot en 2021.

À nouveau, la cour d'appel n'étudiera pas le dossier du syndicaliste Serge Romney ce vendredi. 

Après le 13 octobre 2023, le 9 février 2024, et le 24 mai, l'affaire a une nouvelle fois été renvoyée ce 28 juin. La date du 27 septembre a été choisie pour la prochaine tentative. Cette fois-ci, c'est "un accord" passé entre les différentes parties présentes à l'audience qui a abouti à cette décision. En effet, au moins quatre autres affaires avec des personnes détenues devaient être traitées avant celle du militant anticolonialiste, qui comparait libre. 

Or l'affaire de Serge Romney n'est pas mince, les enjeux sont importants et la décision du juge pourrait être lourde de sens. 

Surchargée, la cour a préféré remettre cela à plus tard. 

 

Barrage forcé et gendarmes blessés

Pour rappel, Serge Romney avait été condamné le 7 janvier 2022 par le tribunal correctionnel à purger une peine de trente mois de prison, dont quinze avec sursis, sans mandat de dépôt. Le syndicaliste de l’Union des travailleurs guyanais (UTG) avait forcé un barrage policier lors d'une manifestation contre la vaccination obligatoire contre le Covid-19, sur le pont du Larivot en 2021. Trois gendarmes et un policier avaient été blessés lors de son interpellation. 

Sept chefs d’accusation avaient été retenus : violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique, refus d’obtempérer exposant directement autrui à un risque de mort ou d’infirmité, refus des tests alcoolémie et de stupéfiants, refus d’un prélèvement biologique et refus du port d’un masque. 

Toujours dans l'attente, Me Fabienne Landry affirme que les gendarmes qu'elle représente en tant que partie civile "se tenaient à nouveau prêts, et nous nous tenons à la disposition de la justice. Nous ne pouvons que subir cette attente.

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