Le "mécanisme de contournement" des mules de la Guyane vers les Antilles se met en place
Les membres de la Commission d’enquête sur le narcotrafic, a laquelle appartient Marie-Laure Phinéra Horth, ont auditionné cette semaine le procureur de la République de Guyane et le président du tribunal de Cayenne. Le mécanisme de contournement des trafiquants vers les Antilles est notamment évoqué.
La commission d'enquête sénatoriale sur le narcotrafic, à laquelle appartient notamment la Marie-Laure Phinéra-Horth, s'est penchée sur le cas de la Guyane.
L'efficacité du 100 % contrôle a fait l'objet de questions. "Malgré le dispositif à l'aéroport de Cayenne, le fléau des mules continue de s'amplifier. La coopération internationale n'empêche rien chez nous. Les parents, les élus et la police n'en peuvent plus. Il s'agit d'enfants, et pas forcément issus de classes défavorisées, qui partent parfois en évacuation sanitaire. La situation est grave. Il faut trouver le moyen d'arrêter ce flux de déplacement et de transport de cocaïne”, a plaidé la sénatrice guyanaise.
Au cours de la semaine, le procureur de la République de Guyane, Yves Le Clair, et le président du tribunal de Cayenne, Mahrez Abassi ont été auditionnés.
Sur la question du 100 % contrôle, Yves Le Clair évoque un "mécanisme de contournement qui est en train de se faire". Quelques affaires avaient déjà été évoquées, mais il semblerait que ce soit un véritable réseau qui se met en place. "On a fait deux essais de 100 % contrôle sur deux vols vers Fort-de-France. Sur 150 passagers, on avait 10 mules à chaque fois. Il y a bien des filières qui essaient de procéder à un détournement", assure le procureur de la République à la commission.
Il profite également de cette audition pour rappeler que l'option du scanner n'est pas considérée à l'aéroport Félix Eboué : "On a écarté cette solution. D’une part en raison de la durée qui nous est accordée pour contrôler les gens. Un scanner est un acte médical qui prend beaucoup de temps. On ne peut pas passer 5 ou 600 personnes dans la durée qui nous est impartie. Le scanner, il faut le mettre sur les aéroports parisiens."
Une conclusion justifiée d'autant plus, selon lui, que la filière de contournement antillaise se met en place.
A cette occasion, j’ai souhaité connaitre les résultats des contrôles 100 % ainsi que la possibilité d’installer un scanner capable de relever les objets ingérés.
— Marie-Laure PHINÉRA-HORTH (@MLPhineraHorth) December 20, 2023
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