Le Conseil de l'Europe fustige l'état des prisons en Guadeloupe et en Guyane
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Rapport européen

Le Conseil de l'Europe fustige l'état des prisons en Guadeloupe et en Guyane

Par Richard GARNIER Avec AFP
La surpopulation carcérale et la violence dénoncée en Guadeloupe et en Guyane par le Conseil de l'Europe l'est fréquemment par les organisations syndicales. 
La surpopulation carcérale et la violence dénoncée en Guadeloupe et en Guyane par le Conseil de l'Europe l'est fréquemment par les organisations syndicales.  • STÉPHANIE VÉLIN

A travers un rapport qui vient d'être publié, le Conseil de l'Europe dénonce la surpopulation carcérale et la violence en détention en Guadeloupe et en Guyane. Ainsi que l'état " déplorable " des cellules dans les locaux des forces de l'ordre.

La France est de nouveau pointée du doigt pour la santé de son système carcéral. Ce mercredi, c'est le Conseil de l'Europe qui fustige les conditions de détentions en Guadeloupe et en Guyane. "Les conditions matérielles de détention dans les locaux des forces de l'ordre restent sources de préoccupations", estime dans le rapport le comité anti-torture du Conseil de l'Europe (CPT), évoquant des cellules "sombres" et "dans un état d'hygiène déplorable". Ces cellules sont "souvent suroccupées, obligeant certaines personnes à dormir par terre, sans matelas, ou à utiliser les sanitaires à la vue des autres". En matière de stupéfiants, le comité estime que les dispositifs "pour procéder à la récupération des capsules de drogues" sur des détenus considérés comme des "mules", sont "souvent inadéquats, voire assimilables à un traitement inhumain et dégradant".  

De nombreux détenus contraints de dormir au sol 

Par ailleurs, dans les trois établissements pénitentiaires visités, la "surpopulation carcérale était généralisée", déplore l'instance paneuropéenne, "avec des taux d'occupation dépassant 225% dans certains quartiers". De nombreux détenus sont contraints de "dormir sur des matelas posés au sol, parfois la tête à côté de toilettes non cloisonnées, dans des cellules qui offraient seulement 2 à 3 m2 d'espace vital par personne", ajoute l'organisation, décrivant des "conditions matérielles globalement déplorables et vétustes". Plus de détails dans votre édition de France-Antilles de demain matin.  

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