Guadeloupe : Tu insultes ma mère... je te crame
Deux jours de procès devant la chambre criminelle pour déterminer s'il s'agit d'un meurtre ou d'un homicide involontaire. L'accusé a-t-il intentionnellement mis le feu sur la victime qui est décédée dans d'horribles souffrances ?
Léon Antoine Alvarade est un petit homme de 63 ans. Il marche en claudiquant et se tient aussi droit qu'il le peut à la barre. À ses côtés, celle qui va traduire du français en créole. Une véritable épreuve pour ce Marie-Galantais quelque peu simple d'esprit, qui a très rarement quitté son île et probablement jamais mis les pieds dans une salle d'audience avant ce jour. Mais il veut rendre justice à son frère. Il veut être entendu. Et c'est après avoir lancé un regard lourd de haine en direction de l'accusé, qu'il entreprend avec toutes les ressources dont il dispose de raconter ce qu'il a vu ce jour-là. Il a le mérite, lui qui souffre d'un handicap physique et moteur, d'avoir peu varié dans son récit, même si aujourd'hui à la barre, trois ans après les faits, tout ne lui semble plus aussi net. « J'ai entendu mon frère insulter la mère de l'accusé, ce qui l'a beaucoup énervé. Je n'étais pas dans la maison, mais tout près. Ce sont les cris de la dispute qui m'ont fait revenir. Et j'étais là quand Alex Bigord est allé à sa voiture pour récupérer la bouteille en plastique qui contenait de l'essence et ensuite, je l'ai vu asperger mon frère Félix et la cuisinière, j'ai entendu un bruit sourd et tout a pris feu. Alors, je me suis précipité pour aller chercher de l'eau et le soir, j'ai tout nettoyé. »
Le témoin a du mal à se repérer dans le temps
En résumé, voici le discours de Léon Antoine, mais en réalité,...

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