EN IMAGES. Rodrigue Petitot jugé : de nombreux manifestants devant le tribunal
Rodrigue Petitot est jugé au tribunal ce lundi, pour menaces sur des personnes détentrices d'un mandat. De nombreux manifestants sont positionnés devant l'enceinte judiciaire à Fort-de-France ce lundi, en soutien. .
Devant le tribunal judiciaire, à Fort-de-France, de nombreux manifestants ont pris place en attendant le verdict, scandant en chœur : "Libérez le R !", "Ladjé le R !" ou encore "Ayen Pou Yo !". Une partie du boulevard Général de Gaulle est bloquée, en passant devant le tribunal, obligeant les automobilistes à changer de trajet. "Nous sommes là pour lutter contre la vie chère et pour soutenir Rodrigue Petitot, qui est injustement, à notre avis, arrêté. On est là pour le soutien, et on se bat pour l'avenir", déclarait Agathe, une retraitée. Des manifestants venus apporter leur soutien à Rodrigue Petitot, leader du mouvement contre la vie chère, actuellement jugé pour pour actes d'intimidation, menaces et provocation à la haine raciale. Il avait notamment tenu des propos envers les élus locaux, avant tout les maires de la Martinique. Ce qui avait créé une vague de consteration.
L'audience a démarré à 8 h, ce lundi. Pour rappel, vendredi dernier, le parquet a requis son placement en détention provisoire dans l'attente de son procès. Des réquisitions suivies par le juge des libertés et de la détention. Rodrigue Petitot a donc été conduit vendredi soir à la prison de Ducos et en est sorti ce lundi matin, afin d'être entendu.
"Des irrégularités dans la procédure"
Pour l'heure, le fond du dossier n'a toujours pas été examiné. La séance a été suspendue et va reprendre à 13 h 30. "Ce matin, nous trois, les avocats de Monsieur Petitot, nous avons cherché à montrer que cette procédure était entachée de nombreuses irrégularités, a indiqué Me Eddy Arneton. Nous considérons que la juridiction n'est pas correctement réunie. Le procureur ne nous a pas donné un certain nombre de pièces qui pouvaient justifier la tenue de cette audience qui, il faut le dire, est exceptionnelle. Il me semble, en effet, qu'il y ait une violation des codes de procédures pénales."
L'avocat ajoute que dans le cadre de sa garde à vue, "son attelle ne lui a pas été transmise pendant 18 heures". Pour Me Eddy Arneton, la prescription médicale n'a pas été respectée. "Il a eu de la lumière dans les yeux pendant une bonne partie de sa garde à vue. Le droit au repos n'a donc pas été respecté. Toutes ces violations et le fait qu'il n'a pas été valablement saisi va conduire à des nullités de toute la procédure. Si d'aventure, ces dernières ne marchent pas, nous allons nous pencher sur le fond du dossier."

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