Agression sonore à Cayenne : la « peine exemplaire » qui interroge
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Justice

Agression sonore à Cayenne : la « peine exemplaire » qui interroge

Samuel Reffé et Iris Joussen
La pool-party avait eu lieu à Montabo dans la nuit du 2 avril 2021 avant l'instauration du couvre-feu à 19h
La pool-party avait eu lieu à Montabo dans la nuit du 2 avril 2021 avant l'instauration du couvre-feu à 19h

Le tribunal correctionnel a condamné quatre colocataires à 2000 euros d’amende chacun dont 1000 euros avec sursis pour “agression sonore” le 6 mai dernier. Les faits remontent au vendredi 2 avril, date à laquelle un after-party était organisé à leur domicile. Nous nous sommes entretenus avec deux d’entre eux, qui assurent avoir fait l’objet d’une “condamnation pour l’exemple”.

 Dans la nuit du 2 au 3 avril, la police municipale de Cayenne était appelée suite au signalement anonyme d’une pool-party organisée “clandestinement”. Située dans le secteur de Montabo, la maison accueille alors une centaine de fêtards qui avaient quitté quelques heures plus tôt la discothèque “Le Moonlight”. Le couvre-feu, abaissé à 19 heures la veille, n’est pas encore en vigueur.

Sur place vers 23 heures, les policiers municipaux lancent une première injonction aux fêtards, puis verbalisent quelques-uns des contrevenants. Quatre voitures des services de l’ordre repassent ensuite sur le parking qui fait face à la maison à 2 heures du matin. Une trentaine de personnes -selon l’estimation des colocataires, loin des cent participants annoncés par la préfecture dans un communiqué sont alors à l’intérieur, lumière éteinte, son abaissé et volets fermés. Trois des DJ présents ont déserté les lieux, seul l’un d’entre eux est revenu sur place.
Qui a donné l’alerte ?

Douze heures et une nuit après l’after - ou pool party -, les services de police obtiennent un mandat et interpellent les organisateurs présumés au pied du lit. Placés en garde à vue dans les locaux du commissariat de Cayenne, les colocataires déchantent lorsqu’on leur annonce qu’ils vont passer 24 heures dans les geôles des services de police. « Ça a été long, ils sont venus nous chercher à 14 h 30 le samedi et on est rentrés chez nous le dimanche à 19 heures » fait remarquer l’un...

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