30 ans requis contre Germain Balmokoun pour l'assassinat de son ex-femme
Depuis mardi, la cour d'assises traite l'affaire Balmokoun en appel. L'ex-adjoint au maire de Saint-Laurent a été condamné l'an passé à 25 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son ex-conjointe.
Dernier jour du procès en appel dans l'affaire Balmokoun. Après un défilé de témoins, amis et voisins à la cour d'assises pendant une semaine, l'audience touche à sa fin.
L'avocate générale, Caroline Tharot, a pris la parole pendant près de 1 h 40. La représentante du parquet a notamment rappelé : "Ce n'est pas le procès de la rumeur, comme la défense veut vous le faire croire. Ce n'est pas le procès des ragots. C'est le procès de M. Balmokoun."
"On nous a servi, en long, en large, et en travers, la thèse du complot. Je cherche à comprendre : un complot de la part de qui ? Un complot pour quoi ?", s'est interrogée l'avocate générale, convaincue de la culpabilité de l'accusé tant sur l'acte que sur sa préméditation. "L'intention se déduit des circonstances", a-t-elle ajouté.
Le parquet a ainsi requis une peine plus lourde que celle infligée en première instance, soit 30 ans pour l'assassinat de Thu Ha Tran Thi, ex-femme de l'accusé.
Avant l'avocate générale, Me Boulogne, conseil des parties civiles, a plaidé : "Il est clair que M. Balmokoun ne se contente pas de vous mentir. Il utilise le mensonge comme une stratégie", a-t-elle notamment déclaré. Ajoutant aussi : "La défense tente de créer des fausses pistes. La défense veut innocenter. Elle prétend que l’enquête a été biaisée, bâclée."
À partir de 14 h 30, le procès reprend justement avec les plaidoiries de la défense. Une armada de quatre avocats va se succéder pour tenter d'innocenter l'accusé.
Le délibéré sera attendu à l'issue... probablement en début de soirée.
À suivre sur France-Guyane.

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