« Le R », ce leader qui casse les codes
Figure de proue de la mobilisation contre la vie chère, Rodrigue Petitot, alias « Le R », suscite des sentiments divers au sein de la population. Il séduit et fascine certains, agace voire inquiète les autres.
Durant les mois de juillet et août derniers, la Martinique découvre, à travers des publications sur les réseaux sociaux, le visage de celui qui se fait alors appeler « Le R défavorablement connu ». Grand, mince, les yeux marron clair, des tatouages, un piercing au nez, la voix rauque, Rodrigue Petitot, 42 ans, joue de son charme et de sa carrure pour imposer ses idées et ses conditions tant à ses sympathisants, qu'aux élus, aux représentants de l'État et à ceux qu'il attaque frontalement : les acteurs de la grande distribution.
Condamné quatre fois
Si le président du Rpprac (Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens) se présente aujourd'hui comme « le visage de la grogne contre la vie chère » (France-Antilles du 23 août) et le porte-parole des consommateurs martiniquais, il incarnait pourtant, jusque-là, tout ce que la société réprouve. En effet, dès ses 19 ans, le Foyalais est arrêté et condamné à quatre reprises, successivement pour violence, vol, trafic et enfin détention d'armes. Sans tenter de minimiser ses actes, ni de se dédouaner, le quadragénaire se définit comme étant « simplement l'enfant du peuple ». « De nombreux parents peuvent reconnaître leur enfant en celui que j'étais : désobéissant à l'école, turbulent mais qui avait quand même de bons résultats. Un enfant qui a fait toutes ses études en internat d'excellence, qui a eu un diplôme mais qui a laissé la rue le séduire et qui a connu l'incarcération. Un enfant qui adore ses parents...

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