De plus lourdes réquisitions dans le procès en appel d'Hervé Pinto
Ce jeudi, le procès en appel d'Hervé Pinto s'est tenu en l'absence de l'intéressé. La représentante du ministère public a requis une peine plus lourde qu'en première instance.
Le 25 avril dernier, Hervé Pinto a été condamné à 15 mois de prison totalement assortis du sursis probatoire. Il était poursuivi pour des faits de harcèlement moral, port illégitime d'arme et menaces. Pendant des jours, il est soupçonné d'avoir menacé et harcelé les habitants du quartier Clouette, hameau La Pagerie revendiquant les droits sur des terrains lui appartenant.
Le prévenu et président du Kolektif Jistis Matinik a décidé de faire appel de cette décision. Ce jeudi, ce second procès s'est donc tenu devant la cour d'appel mais en l'absence de l'intéressé. Ce dernier a indiqué qu'il n'avait pas reçu la convocation stipulant la date de ce deuxième procès. Il était donc représenté par son avocat, Me Monotuka. Il a lui aussi précisé à la barre avoir été informé seulement tard mercredi soir de la tenue de ce procès et a donc fait une demande de renvoi. Les juges en charge de cette affaire ont décidé de rejeter cette demande.
Face à cela et comme en première instance, le procès s'est donc tenu en l'absence du prévenu et de ses avocats. Me Monotuka a en effet quitté l'audience. Me Chantalou-Nordé et Me Auteville en charge de la défense de la quinzaine de victimes dans ce dossier ont plaidé en indiquant "l'important retentissement psychologique pour les parties civiles qui ont subi pendant des jours du harcèlement et des menaces". La procureur de la République a requis une plus lourde peine à l'encontre d'Hervé Pinto qu'en première instance. Elle a demandé 30 mois de prison dont 20 mois à purger en détention. L'autre partie de la peine, soit 10 mois sous le régime du sursis probatoire et ce pendant trois ans. Elle a assorti ces réquisitions à une obligation d'indemniser les victimes et une interdiction d'entrer en contact avec elles. La décision a été mise en délibéré au 11 juillet prochain.
Dans cette affaire Hervé Pinto est notamment soupçonné de nuisances sonores répétées avec de nombreuses plaintes déposées par les personnes vivant dans le hameau de Clouette entre décembre et janvier 2024. "Dégradation d'un tableau électrique, inscriptions menaçantes, propriétés filmées et images diffusées sur les réseaux sociaux, véhicules aspergés d'essence, incitation à la violence, menaces", a énuméré le magistrat en charge l'instruction du dossier lors du premier procès qui s'est tenu les 24 et 25 avril.
Par la voix de leurs avocats, Mes Chantalou-Nordé et Auteville, les victimes ont notamment fait état d'un important retentissement psychologique lié à ces faits avec des états qualifiés de "stress post-traumatique" par les experts.

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