Un test d’ADN pour la lutte contre l’orpaillage clandestin
Quelques heures plus tard, le mouvement en a remis une couche, en parlant de l’acte II : « Christiane Taubira fait inscrire dans la loi sa politique pénale territoriale en matière de lutte contre l’orpaillage illégal ». Des sorties qui ont eu le don d’énerver quelquesuns du côté de la fédération de Guyane du Parti socialiste.
Mais aussi dans l’entourage de la députée Chantal Berthelot, qui avait présenté l’amendement mi-septembre devant la commission des lois de l’Assemblé nationale. « Faisant fi de la séparation des pouvoirs, ne respectant pas la procédure législative en cours et le travail des parlementaires […],Walwari attribue de façon erronée un amendement à la garde des Sceaux Christiane Taubira », regrette la fédération guyanaise du PS.
« Mesures législatives visant à renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal et la pêche adoptées le 2 octobre 2013 à l’Assemblée Nationale ».
Face à la détermination des orpailleurs illégaux à vouloir “posséder” la Guyane, l’ONAG note avec satisfaction l’amendement visant à renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal et la pêche illicite, défendu par la Députée Chantal BERTHELOT.
En effet, la lutte contre l’orpaillage illégal s’articulait principalement autour de la répression. Celle-ci ayant pour effet de lancer des opérations de sécurité dites Harpie et qui ne donnaient lieu qu’à des procédures judicaires, pour certaines actions spécifiques puisqu’elles relevaient uniquement du code minier et non du code pénal.
Aujourd’hui, se doter d’un arsenal juridique pour renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal, en inscrivant dans le code pénal une mesure législative plus dure et en se référant également sur le code minier, nous montre bien que la politique minière et la coopération avec les Etats voisins sont des enjeux majeurs pour appréhender et résoudre ce problème.
L’ONAG relève cependant les faibles moyens des institutions judicaires malgré la législation française plus sévère que la législation brésilienne.
Elle rappelle également :
• Que la ratification de l’accord de 2008 reste en suspens,
• Que le gouvernement brésilien ne prévoit aucune action pour démanteler les villages illégaux dans les zones protégées situés entre les rives du Brésil et de la Guyane.
Il faut que la France cesse d’être complaisante avec le Brésil !
Florencine EDOUARD
Coordinatrice Générale de l’ONAG

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters