Trois militaires tombent sur le front de la lutte contre l'orpaillage
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Trois militaires tombent sur le front de la lutte contre l'orpaillage

Samir MATHIEU
Les trois militaires appartenait au régiment du génie de Besançon
Edgar Roellinger, Cédric Guyot et Mickaël Vandeville sont morts en luttant contre l’orpaillage clandestin, intoxiqués par un gaz non déterminé pour l’instant. Ces militaires étaient en Guyane pour une MCD (mission courte durée). « Ils avaient entamé leur mission il y a une semaine, le jeudi 11 juillet dernier », précise le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’État-major des armées à Paris. Les trois militaires appartenait au régiment du génie de Besançon • DR

Un terrible accident s’est produit avant-hier en forêt sur la commune de Papaïchton. Trois militaires ont été tués. Cinq autres ont été blessés dans un puits creusé par des orpailleurs illégaux. Ce drame est la pire perte humaine de l'armée en Guyane.

Ils s’appelaient Edgar Roellinger, Cédric Guyot et Mickaël Vandeville. Ils avaient entre 27 et 31 ans. Ils avaient la vie devant eux.

Ces trois militaires qui appartenaient au 19e Régiment du génie de Besançon (Doubs) ont perdu la vie, mercredi après-midi, dans un puits creusé par des orpailleurs illégaux sur le site de Saint-Jean d’Abounami entre Grand-Santi et Papaïchton.

Il s’agit d’un puits creusé par des orpailleurs illégaux, un puits dans lequel les soldats étaient descendus pour effectuer toutes les vérifications avant destruction.

En effet, les militaires inspectent les puits avant de les détruire afin de s’assurer qu’il n’y ait personne à l’intérieur. Après cela, ils posent les explosifs. C’est là que le drame est survenu. Alors que le groupe s’apprêtait à mettre les explosifs, les militaires ont été victimes de malaises.

Intoxiqués dans le puits

« Ils ont été intoxiqués dans le puits », explique le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’État-major des armées à Paris. Si l’on a pensé dans un premier temps à du monoxyde de carbone, il s’avèrerait, de sources médicales, qu’il « s’agisse plutôt d’une intoxication au cyanure ». En tout cas, les médecins du centre hospitalier de Cayenne ont reçu pour consigne d’installer les protections