Peines de prison ferme pour les incendiaires de la Préfecture, ambiance brûlante au Larivot
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JUSTICE

Peines de prison ferme pour les incendiaires de la Préfecture, ambiance brûlante au Larivot

S.R.
Plusieurs barrages ont été érigés pour empêcher l'extraction des quatres condamnés.
Plusieurs barrages ont été érigés pour empêcher l'extraction des quatres condamnés. • S.R.

 Au terme d’un procès qui aura duré près de 6 heures, le tribunal correctionnel de Cayenne a condamné le président des 500 frères Stéphane Palmot, deux syndiqués de l’UTG et un autre membre des 500 frères à des peines allant de 12 mois à 18 mois de prison ferme. Les quatre prévenus étaient poursuivis pour « dégradation et détérioration d'un bien appartenant à autrui » suite à l’incendie au moyen de palettes et de pneus d’une façade de la préfecture le 21 juillet 2020. Compte rendu d'audience.

L'ambiance était incandescente ce jeudi soir aux abords du tribunal du Larivot. A la barre du tribunal correctionnel,  dès 14h30, dans l’enceinte du palais de justice délocalisé : Stéphane Palmot, actuel président des 500 frères, Gilles Beaudi, secrétaire de « suivi de section » du bureau central de l’UTG et représentant syndical à la mairie de Cayenne, Alexander Marcheney, membre des 500 frères, et Richard Cimonard, membre des 500 frères également syndiqué à l’UTG. Les quatre prévenus étaient poursuivis pour « dégradation et détérioration d'un bien appartenant à autrui ».

Le 21 juillet 2020, à 11h40, des fonctionnaires de police du commissariat sont appelés pour des « constatations » suite à deux incendies distincts aux abords de la préfecture. Ce jour, la Guyane subit depuis plusieurs semaines les restrictions sanitaires d’un second confinement. Le Mayouri Santé, agrégation de professionnels de santé, d’associations et de syndicats, organise une manifestation devant la préfecture, dans les circonstances précédemment mentionnées. 11h40. Pompiers et gendarmes sont présents sur une place Léopold Héder en partie roussie par les flammes sur le parvis de la préfecture.

Une centaine de manifestants sont encore sur place. Plusieurs d’entre eux font entendre leurs voix au niveau de la rue Louis Blanc. Une vingtaine de pneus, de palettes de bois et de cartons ont brûlé et se trouvent apposés sur la façade de la préfecture, sous le porte-drapeau. Un bidon d’essence est retrouvé une quinzaine de mètres plus loin sur la place Léopold...