Onze policiers jugés pour un trafic de cocaïne entre la Guyane et l'Hexagone
Les prévenus sont accusés d'avoir facilité le passage de mules depuis l'aéroport Félix-Éboué.
Onze policiers comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour leur implication présumée dans un trafic de cocaïne organisé depuis la Guyane. Le procès, qui s'ouvre ce lundi, juge des faits qui s'étalent de mars 2022 à juin 2023.
Des cubis de rhum remplis de cocaïne liquide
Affectés à l'aéroport d'Orly, ces fonctionnaires sont accusés d'avoir facilité le passage de "mules" en échange de pots-de-vin. Elles transportaient de la cocaïne à l'état liquide depuis l'aéroport Félix-Éboué, dans des cubis de rhum.
Menée par l'Ofast et l'IGPN, l'enquête révèle que les garde-frontières dissimulaient eux-mêmes la drogue dans les toilettes de l'aéroport. Ils indiquaient aux " mules " comment la récupérer. Ils veillaient ensuite à ce que ces transporteurs échappent aux contrôles de sécurité avant l'embarquement.
Dix ans de prison encourus
Un policier de 25 ans, affecté à un service de contrôle aéroportuaire, a reconnu avoir introduit 36 cubis de cocaïne liquide. Il estime avoir réalisé un profit personnel de 76 000 euros grâce à ce commerce illégal. Comme les autres prévenus, il est poursuivi pour trafic de stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs et blanchiment. Il encourt une peine pouvant aller jusqu'à dix ans de prison. Selon un rapport sénatorial de 2020, 15 % à 20 % de la cocaïne qui arrive en France hexagonale transite par la Guyane.

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