Nouvelle "opération miroir" sur l’Oyapock : les deux côtés de la frontière sous surveillance simultanée
Des délinquants et même de criminels recherchés ont été interpellés depuis le lancement de cette opération en janvier 2025
Les forces de l'ordre françaises et brésiliennes ont mené cette semaine une nouvelle "opération miroir" de part et d'autre de l'Oyapock, entre Saint-Georges et Oiapoque. Les policiers et gendarmes des deux pays contrôlent simultanément les deux rives afin d’empêcher toute échappatoire aux délinquants.
35 gendarmes, trois douaniers et quatre policiers aux frontières ont participé à cette nouvelle opération, le 23 septembre. La précédente remontait au 29 août. Côté brésilien, une vingtaine d'agents étaient mobilisés. Plus de 200 personnes et 50 véhicules ont été contrôlés ainsi que 24 pirogues, de notre côté de la frontière.
10 étrangers en situation irrégulière ont fait l'objet de contrôles et plusieurs personnes ont été interpellées, dont une personne faisant l'objet d'un mandat d'arrêt au Brésil.
Pour Valentin Bouquin, commandant de la compagnie de gendarmerie de Matoury cette opération repose sur trois principes : "Ne pas faire de notre frontière une zone refuge pour les délinquants de nos deux pays ; il n'existe pas de zone de non-droit en Guyane ; et enfin les enjeux de coopération : cela passe par produire plus de sécurité avec nos partenaires brésiliens."
La gendarmerie se félicite des résultats obtenus depuis les premières opérations miroir, début 2025. En tout, plus de 1 800 personnes, 600 véhicules et 180 pirogues ont été contrôlés à Saint-Georges. Ces missions ont notamment permis d’arrêter un homme recherché pour meurtre et condamné à douze ans de prison. D'autres personnes recherchées dans l'attente de l'exécution de jugements ont été retrouvées. Près de 100 étrangers en situation irrégulière ont fait l'objet de traitements administratifs et une dizaine de procédures douanières ont été réalisées.
Au Brésil, de nombreuses arrestations ont aussi été réalisées, concernant notamment des personnes recherchées pour vols aggravés et même pour homicides.
Ces opérations sont facilitées par le Centre de coopération policière armé. Ce bureau, occupé par trois gendarmes et deux officiers brésiliens, permet de transférer les renseignements et de communiquer avec le pays voisin.

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