Mortier contre militaires : 3 marins brésiliens condamnés à 12 mois fermes
Lors d’une opération de contrôle des pêches, diligentée par les équipes de la préfecture dirigées par Thierry Queffelec, qui s’est déroulée du 19 au 24 juin 2021, plusieurs tapouilles brésiliennes ont été surprises en pleine action de pêche illégale dans les eaux sous juridiction ou sous souveraineté française. Les équipes du patrouilleur Antilles Guyane ont été la cible de tirs de mortiers au moment où elles tentaient de monter à bord d'un navire brésilien pris en pleine action de pêche illégale. 3 marins brésiliens font l'objet d'une procédure judiciaire.
Selon les informations communiquées par les services de l'État en Guyane, son équipage s'est violemment opposé à la montée à bord de l'équipe de visite du patrouilleur Antilles-Guyane "La résolue". "Pour ce faire, il a eu recours à des tirs de mortiers d’artifice et à des jets de projectiles divers dont des tubes PVC lestés de ciment " explique un communiqué de la Préfecture.
Une fois les marins brésiliens maîtrisés, près de 5 tonnes de poisson et 40 kg de vessies natatoires ont été découvertes à bord puis rejetées à la mer en raison de leurs mauvaises conditions de conservation.
Les trois marins ont été jugés dans le cadre de la procédure accélérée de comparution immédiate ce vendredi 25 juin. Un quatrième, clairement identifié comme n'ayant jamais été violent pendant le contrôle, a été confié à la police aux frontières (PAF) et remis aux autorités brésiliennes dès le lendemain.
Condamnés unanimement à 12 mois de prison ferme et 10 d'interdiction du territoire, les marins violents dorment désormais à la gêole. D'autres membres de l'équipage, identifiés après une enquête menée par les gendarmes maritimes, ont également été remis à la PAF puis reconduits à la frontière.
Sur l’ensemble de l’opération, 15,9 tonnes de poisson, 86 kg de vessies natatoires et 6 km de filet ont été saisis par les militaires. Depuis le 1er janvier, 70 tonnes de poissons ont été saisies à la suite d'opération suivant le même modus operandi impulsé par l'actuel préfet Thierry Queffelec. Par ailleurs, le juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal judiciaire de Cayenne a rendu une ordonnance de confirmation de saisie et de destruction du « KING FISHER 600 », bateau sur lequel cette scène de violence s'est produite.

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