Monlouis-Deva déboutée et condamnée
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TRIBUNAL

Monlouis-Deva déboutée et condamnée

T. F.
Line Monlouis-Deva devant le tribunal, le 21 mai 2013. (photo d'archives)
Line Monlouis-Deva devant le tribunal, le 21 mai 2013. (photo d'archives)

Le tribunal de grande instance de Cayenne a déclaré irrecevables les demandes de Line Monlouis-Deva à l'encontre de La Semaine Guyanaise et de Blada. De plus, elle a été condamnée à leur verser 3 000 euros.

Irrecevable. Par ce seul mot, le tribunal de grande instance de Cayenne a mis fin à la procédure judiciaire entamée par Line Monlouis-Deva à l'encontre de l'hebdomadaire La Semaine Guyanaise et du site d'information Blada.com. L'ancienne déléguée régionale aux droits des femmes et à l'égalité, qui se plaignait d'avoir été victime de diffamation, réclamait le versement de 80 000 euros à titre de dommages et intérêts. Au final, c'est la plaignante qui a été condamnée à débourser une somme de 3 000 euros. Celle-ci couvrant les frais de justice engagés par La Semaine Guyanaise et Blada pour assurer leur défense.
À l'origine de la plainte, la publication d'un entretien en juillet 2011 dans les colonnes de l'hebdomadaire. Dans celui-ci, la déléguée aux droits des femmes répondait aux deux jeunes Guyanais qui accusaient les époux Monlouis-Deva de les avoir exploités. Au cours de cette entrevue, Line Monlouis-Deva avait tenu des propos véhéments envers ses deux anciens « employés » . L'entretien, enregistré par le journaliste, avait ensuite été mis en ligne sur le site Blada.com.
Parallèlement, l'un des deux jeunes avait porté plainte contre Line Monlouis-Deva pour « injures publiques envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine » . Une affaire qui n'a toujours pas été jugée puisque reportée à deux reprises. Elle devrait toutefois être examinée à l'audience correctionnelle du 2 octobre prochain.
Si la procédure engagée par Line Monlouis-Deva a été jugée irrecevable par le tribunal, c'est pour une simple question de délai. En effet, la plainte de l'ancienne déléguée aux droits des femmes et à l'égalité (fonction que la préfecture lui a demandé de quitter en raison des remous médiatiques provoqués par l'affaire) a été déposée plus de treize mois après la parution de l'entretien dans La Semaine Guyanaise. Or, il s'avère qu'en termes de diffamation et d'atteinte à la vie privée dans la presse, la prescription intervient « trois mois après la réalisation des faits » . Le tribunal a donc constaté la prescription de l'action judiciaire engagée par Line Monlouis-Deva et a déclaré irrecevable ses demandes.

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