Le téléphone de l'Auberge des orpailleurs en panne
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Le téléphone de l'Auberge des orpailleurs en panne

Sébastien ROSELÉ
L'Auberge des orpailleurs, une institution, risque de fermer à cause d'une ligne téléphonique qui ne fonctionne pas (DR)
L'Auberge des orpailleurs, une institution, risque de fermer à cause d'une ligne téléphonique qui ne fonctionne pas (DR)

L'une des institutions touristiques du département risque de mettre la clé sous la porte à cause d'un téléphone fixe qui ne marche qu'une fois sur deux.

« On ne fait pas 62 km pour aller dans un restaurant dont on ne sait pas s'il sera ouvert. » En une phrase, Hélène, 42 ans, la gérante de l'Auberge des orpailleurs, résume la situation. Avec un téléphone qui marche de manière aléatoire, les clients n'arrivent pas à la joindre. Ne sachant pas si l'établissement est fermé ou pas, ils préfèrent s'abstenir. Résultat : à peine une vingtaine de clients par semaine, quand le téléphone fonctionne correctement. « Il nous en faudrait une quarantaine par semaine pour s'en sortir financièrement tout juste. » Hélène, son mari et leurs deux filles (7 et 8 ans) sont en train d'attaquer leurs économies. « On tape dedans pour survivre. Si on ne trouve pas une solution pour que les clients puissent nous contacter, in va devoir fermer. »
« ON A JETÉ PLUS DE 80% DE NOTRE PRODUCTION ALIMENTAIRE »
Hélène et Éric ont racheté le fonds de commerce de l'Auberge des orpailleurs en janvier 2013. Deux 200 000 euros d'investissement au total. Cet établissement, situé au kilomètre 62 sur la RN2, est le rendez-vous de celles et ceux qui veulent dormir en hamac, au bord de l'eau après avoir mangé une fricassée. Une institution touristique en Guyane.
Seulement voilà, le 4 janvier 2013, quelques jours à peine après avoir pris l'affaire en main, le téléphone tombe en panne. Il faudra attendre le 21 juillet pour que le téléphone fonctionne à nouveau. Hélène a compté : « Sept mois et seize jours » pendant lesquels elle est obligée tous les jours de faire 28 kilomètres pour interroger son répondeur et voir s'il y avait des réservations. « Des gens laissaient des messages en disant qu'on ne voulait pas travailler. On a jeté plus de 80% de notre production alimentaire. »
La situation ne s'est pas vraiment arrangée depuis juillet. Aujourd'hui, le téléphone ne fonctionne que de manière aléatoire et imprévisible. Ce serait la faute à un boîtier devenu vétuste. « C'est un système utilisé en
Métropole il y a plus de quinze ans. » Hélène est en colère contre Orange qui ne répond à aucune de ses réclamations. Pourtant, elle continue à payer ses factures. « Si on nous avait dit dès le départ que ce n'était pas réparable, j'aurais pris d'autres mesures. Mais on a attendu. On est dépendant d'Orange et de son bon vouloir. » Jointe hier, la responsable d'Orange Guyane, Chantal Maurice, voulait obtenir « des éléments concrets des équipes techniques » avant de nous apporter une réponse. « Je ne sais pas si la panne se situe dans la partie dépendant du réseau ou dans celle dépendant du client. En tout cas nous n'avons pas laissé ces clients sans se préoccuper de leur situation. C'est faux! »

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