Le 4 avril, les pompiers auront enfin leur hélicoptère
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

Le 4 avril, les pompiers auront enfin leur hélicoptère

Sébastien ROSELÉ
L'EC-145 des sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais, en mission. C'est le même appareil qui est attribué aux pompiers guyanais. Petite différence, il devrait être bleu-blanc-rouge (Bertrand Théry)
L'EC-145 des sapeurs-pompiers du Pas-de-Calais, en mission. C'est le même appareil qui est attribué aux pompiers guyanais. Petite différence, il devrait être bleu-blanc-rouge (Bertrand Théry)

C'est une bataille de plusieurs années, pour ne pas dire de décennies. Le 4 avril au plus tard, les sapeurs-pompiers du département disposeront d'un hélicoptère pour assurer leur mission.

« Au plus tard le 4 avril, les pompiers auront un hélicoptère. » Appuyant sur chaque syllabe, Daniel Mangal, le président des sapeurs-pompiers guyanais, savoure la nouvelle. Car ça y est. Après, au bas mot, des années de lutte, les pompiers guyanais auront enfin un hélicoptère pour assurer leurs missions de secours.
Cette nouvelle, confirmée par plusieurs sources, le patron des pompiers et maire d'Iracoubo l'a apprise mercredi après-midi. Une délégation de la sécurité civile venue de Paris l'a rencontré dans les locaux du service départemental d'incendie et de secours (Sdis). « Là, ce ne sont plus des annonces mais des faits » , tient à préciser Daniel Mangal. Car après toutes ces années d'atermoiements, plus personne en Guyane n'espérait l'engin.
BLEU-BLANC-ROUGE
L'hélicoptère choisi, baptisé Dragon 973, sera un EC-145. Un modèle construit par Eurocoptère et qui est doté d'un treuil. L'appareil, qui n'est pas neuf, arrivera par bateau. Il sera placé sous la responsabilité de l'état-major de zone, un organe de la préfecture. Mais il sera géré conjointement par la préfecture et le Sdis. Avec une certitude : il ne vient pas remplacer l'hélico du Samu et ne servira pas à faire la guerre aux garimpeiros. Pour autant, il ne sera pas la propriété des pompiers mais bien celle de l'État.
Le chef de base et premier pilote arrivera en Guyane avant l'appareil. Il définira comment l'appareil peut être engagé et par qui. Trois autres pilotes ainsi que quatre opérateurs de bord arriveront plus tard. Stationné à l'aéroport Félix-éboué dans une base qu'il reste à construire, l'appareil sera bleu-blanc-rouge et pas rouge et jaune comme le sont tous les hélicoptères de la sécurité civile en France. Plusieurs intervenants pensent que ce n'est pas une bonne idée. « L'hélico risque d'être pris pour un appareil des gendarmes et de la police avec tous les risques que cela implique » , explique un observateur. Daniel Mangal n'y est pas favorable non plus mais demeure pragmatique. « On ne va pas se battre pour des peccadilles. Ce que nous souhaitons, c'est de répondre à l'urgence de la demande en termes de secours en Guyane. »
(Bertrand Théry)
(Bertrand Théry)

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger