« Je sentais venir la mort »
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« Je sentais venir la mort »

Thomas FETROT
Eduardo a réussi à échapper aux émeutiers d'Albina. (TF)
Eduardo a réussi à échapper aux émeutiers d'Albina. (TF)

Eduardo a été pris dans la tourmente des rixes et des pillages lors de la nuit de Noël à Albina. Agressé, dévalisé, il a survécu en se cachant dans de hautes herbes au bord du Maroni. Réfugié à Saint-Laurent, il est persuadé d'avoir échappé de peu à la mort.

Le bras ballant, Eduardo (1) boîte péniblement jusqu'à un fauteuil. Brésilien âgé de 55 ans, il a survécu à la longue nuit d'agressions et de pillages qui a secoué la ville d'Albina entre le 24 et le 25 décembre. Hospitalisé pendant cinq jours à Saint-Laurent, il se remet d'une opération de la clavicule. Son visage buriné porte encore des traces des coups reçus. D'évidence épuisé, il a été accueilli par l'un de ses compatriotes saint-laurentains. Dans une modeste arrière-cour, Eduardo raconte le déroulement de cette nuit de violence au cours de laquelle il assure « avoir senti venir la mort » .
Braqueur d'orpailleur ?
Eduardo est orpailleur. Il ne s'en cache pas. Il prétend avoir déjà été détenteur d'un titre de séjour en Guyane et ne désespère...

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