Georges Patient, sénateur maire de Mana
"Je suis là en tant que sénateur et citoyen. Plusieurs fois j'ai interpellé les pouvoirs publics sur la situation d'insécurité généralisée dans toute la Guyane. L'État se réfugie derrière des statistiques mais je dis qu'il ne faut pas se cacher derrière des chiffres alors qu'on vit tous cette situation. La psychose n'est pas imaginaire.
Le nombre de morts sur le territoire guyanais devrait alerter les pouvoirs publics, la situation nécessite un traitement particulier et il appartient à l'État de prendre des mesures spécifiques.
On voit bien que cette manifestation n'est pas politique, tout le monde est concerné, il y a même beaucoup de Chinois qui n'ont pourtant pas l'habitude de manifester. Le problème touche toute la population.
Je ne dirais pas que l'État n'a pas envie d'agir mais il ne veut pas mettre les moyens nécessaires. C'est vrai que cela coûte cher, mais quand des vies en dépendent, on ne compte pas les moyens."
Une dame (anonyme) de 78 ans
"Je suis là parce que je ne peux même plus aller à la messe tranquillement avec mes bijoux. Je me suis même faite agressée dans ma voiture, il voulait me voler ma chaîne".
Tatie Léodate, présidente de l'association Fanm Dibout
"Nous sommes toujours là. On a commencé en 1996 à nous battre contre l'insécurité et c'est décourageant de luter et de voir que rien n'avance, mais on ne baissera jamais les bras. Je reproche aux politiques de ne pas avoir pris la relève. Annou briga contre l'insécurité!"
Gabriel Servile, premier secrétaire du PSG
"Le collectif ne s'est pas formé en association car nous préférons rester un collectif informel. mais aujourd'hui, c'est un premier pas vers quelque chose de plus structuré".
Franck Louison
"Ma présence est une présence de soutien. Toutes les personnes qui sont là veulent que la violence stoppe. Je ne souhaite à personne ce qu'il m'est arrivé à moi et à ma famille. Aujourd'hui je suis à la merci de la justice".
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