"Il ne nous reste plus rien" : après l'incendie à Mango, les sinistrés dans la tourmente
Le logement, insalubre, avait un propriétaire. Responsable de ses locataires, il est tenu de les reloger temporairement.
"On m'a appelé pour me dire qu'il y avait le feu dans la maison... Quand je suis arrivé, tout était parti en fumée", souffle Jeune. Il est l'un des sinistrés de l'incendie qui a ravagé une maison dans le quartier Mango, ce samedi matin vers 9h.
L'homme d'une trentaine d'années se tient devant les restes de son logement, qu'il occupait avec ses trois enfants. Une odeur âcre se dégage de la pièce. Tout a été emporté par les flammes. "Toutes les affaires qu'on accumule depuis 10 ans ont été perdues", déplore-t-il. Même constat pour Mikerline, qui a assisté à la propagation des flammes dans son logement : "L'incendie a démarré sur le toit, et il a atteint nos habitations. J'avais beaucoup de choses. Je n'ai rien pu sauver à part mes papiers", glisse-t-elle.
Un relogement incertain
Comme une dizaine d'autres personnes, Mikerline, Jeune et ses enfants se retrouvent sans domicile. "On ne sait pas où on va dormir ce soir", indique-t-il. Sur place, Esther Malivert, de l'association Caravanes Solidaires, enchaine les coups de fil pour trouver une solution. "Cinq familles sont concernés, avec plusieurs enfants, explique-t-elle. Je suis en contact avec le relais associatif de Guyane et la mairie. Normalement, une solution temporaire de logement devrait être trouvée pour ce week-end."
Un relogement impératif pour Osini Castor, qui habite la maison adjacente. Les flammes ont brûlé les fils électriques qui lui acheminent son électricité. "Je suis malade, je prends des médicaments. J'ai des piqûres que je dois conserver au frais, mais je n'ai plus de courant", se plaint-elle.
Le propriétaire responsable de ses locataires
Le logement, bien qu'insalubre, n'était pas un squat. "Le propriétaire est responsable de ses locataires. Il lui revient de tout mettre en œuvre pour les reloger temporairement, indique la maire de Cayenne, Sandra Trochimara. S'il y a défaillance du propriétaire, notre CCAS doit apporter un accompagnement à ces personnes sous réserve de disponibilité d'hébergement d'urgence disponible en lien avec le Samu social et les autres structures."
Le propriétaire a indiqué à la mairie qu'il n'était pas en mesure de prendre ses responsabilités. Selon nos informations, le logement n'était pas assuré.

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