Le viol se serait déroulé dans un squat, au centre-ville de Saint-Laurent du Maroni (photo d'illustration DR)
La brigade de recherches de Saint-Laurent du Maroni enquête sur une affaire de viol en réunion qui se serait déroulée dans un squat de la rue Guynemer.
C'est le responsable des urgences du centre hospitalier de Saint-Laurent qui a appelé les gendarmes lundi soir. Il disait avoir reçu en consultation dans le service une dame d'origine brésilienne, mère d'au moins un enfant. Âgée d'une trentaine d'années, elle était en état de choc.
La patiente se serait plainte auprès du médecin urgentiste d'avoir été agressée et violée par plusieurs jeunes hommes. Elle aurait réussi à prendre la fuite pour se réfugier à l'hôpital et se faire soigner. Les faits se seraient déroulés dans un squat, rue Guynemer, au centre-ville de Saint-Laurent.
Le parquet a ouvert une enquête qu'il a confiée aux membres de la brigade de recherches de la gendarmerie. Dans un premier temps, l'état de santé de la victime n'a pas permis aux gendarmes de recueillir son témoignage. Elle a finalement pu être entendue mardi dans la soirée, et raconter, dans la douleur et le détail, le scénario du drame dont elle aurait été victime.
PAS ENCORE DE PREUVES DE L'AGRESSION VIOLENTE
Après avoir analysé ce témoignage capital, et s'appuyant sur les premiers éléments de l'enquête, les gendarmes considèrent que l'agression pourrait s'être déroulée lundi après-midi. La cellule d'identification criminelle a effectué des prélèvements sur la victime présumée et sur le lieu où les faits auraient été commis. Pour l'heure, les enquêteurs n'ont procédé à aucune interpellation dans la mesure où ils ne disposent pas d'éléments prouvant l'agression violente. Ils sont, en effet, dans l'attente du rapport des médecins concernant les examens pratiqués sur la victime le jour où elle a été soignée à l'hôpital.
Lors de son témoignage, la mère de famille a fourni des éléments concrets sur le déroulement des faits. Ceux-ci vont être passés au crible pour démêler les méandres de cette histoire douloureuse.
Par ailleurs, les enquêteurs ont convoqué des proches et des connaissances de la victime pour en savoir plus sur elle. L'enquête devrait avancer d'ici la fin de la semaine, une fois les interrogatoires achevés et tous les prélèvements analysés.
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