Braconnage : des caïmans et des agamis destinés à la commercialisation saisis
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FAITS DIVERS

Braconnage : des caïmans et des agamis destinés à la commercialisation saisis

Gaëtan Tringham (g.tringham@agmedias.fr)
14?kg de caïman gris et quatre carcasses d'agamis saisis
14?kg de caïman gris et quatre carcasses d'agamis saisis • POLICE NATIONALE DE LA GUYANE

La lutte contre le trafic et la commercialisation interdite d'espèces continue. 

Du fait de sa proximité avec le Brésil, la commune de Saint-Georges de l'Oyapock est particulièrement soumise à la lutte contre le transport et le trafic d'espèces. Ces opérations de contrôles se déroulent aussi bien sur le fleuve, sur les axes routiers qu'en forêt.

Récemment, lors d'une opération conjointe entre la police aux frontières ainsi que les douanes, les agents ont appréhendé un fourgon frigorifique à la sortie de Saint-Georges. À l'intérieur, se trouvait 14 kg de viande de caïman gris et quatre carcasses d'agamis.

Comme le rappelle l'Office français de la biodiversité, c'est bien la commercialisation de ces espèces qui est interdite. Or dans ce cas, celle-ci avait été catégorisée par les forces de l'ordre. Pour le caïman gris, un quota de prélèvement est fixé par arrêté préfectoral. Il s'établit à trois individus par chasseur et par sortie. Par ailleurs, la seule espèce de caïman intégralement protégée en Guyane est le caïman noir.

En ce qui concerne les agamis, c'est encore une fois sa commercialisation qui est interdite. Le prélèvement est réglementé à deux individus par chasseur et par sortie.

La police aux frontières met également en avant la prise en flagrant délit d'un groupe de Brésiliens surpris en train de couper illégalement des bois protégés dans la forêt non loin du bourg de Saint-Georges.

Le bois en train d'être illégalement coupé • Police Nationale de la Guyane