Agression à domicile : Sylviane raconte sa nuit "d'angoisse" à Saint-Georges
Propriétaire d'un café, Sylviane fait face à une violence de ce type pour la deuxième fois
Sylviane Éloïse, habitante de Saint-Georges, a été " agressée " dans la nuit du 13 novembre. Malgré la plainte déposée dès le lendemain à la gendarmerie, " la peur la saisit désormais dès qu'elle franchit la porte de chez elle ".
Tout commence à 23 h 15 : " J'entends mon chien aboyer d'une façon inhabituelle. Intriguée, je sors sur ma terrasse, près de l'escalier, et j'aperçois un homme de dos. " Interpellé, l'homme se retourne et voit Sylviane. " Je l'ai reconnue immédiatement. Mais j'ai surtout remarqué son état, il ne semblait pas lui-même, il avait l'air sous l'effet d'une substance. "
Après ce premier contact visuel, la situation se déroule très vite : " Il a sauté dans les escaliers et il a commencé à m'agresser. Par réflexe, j'ai pris une bouteille avec laquelle je l'ai frappé, puis je suis allée m'enfermer à l'intérieur. "
Elle appelle la gendarmerie, qui envoie une équipe. " Ils m'ont demandé de rester à l'intérieur, alors que l'homme frappait la porte avec force. "
Quelques minutes plus tard, face à une porte qui ne cède pas, " il repart ".
Sous le choc, elle parvient tout de même à comprendre comment l'homme a pu pénétrer dans sa propriété. " En fuyant, je l'ai entendu marcher sur la tôle. À cet instant, tout est devenu clair : il a escaladé le mur situé en face de l'église, puis il a traversé la tôle pour atteindre ma terrasse. "
Une peur qui fige
Après une nuit " figée par la peur, les lumières allumées ", elle se rend dès le matin à la gendarmerie pour porter plainte. " Ils m'ont dit qu'ils allaient faire leur possible. " Faute de preuves suffisantes, les gendarmes précisent toutefois " que la situation reste un parole contre parole si l'agresseur nie les faits ".
Le lendemain, alors qu'elle va acheter son pain, elle recroise " son agresseur. Il agissait comme s'il avait perdu la raison et ignorait ce qui s'était passé ce soir-là. Son frère, que je connais aussi, m'a dit qu'il était récidiviste et qu'il venait de sortir de prison. "
Propriétaire d'un café, Sylviane fait face à une violence de ce type pour la deuxième fois. Elle avait déjà été cambriolée dans son café à Saint-Georges auparavant.
Depuis vendredi, elle se réfugie à Cayenne pour retrouver un peu de calme. Elle doit reprendre la route pour Saint-Georges lundi à 4 h du matin.

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